Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

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AVOMM

Projecteurs : l'entretien avec Monsieur Bocar Oumar Ba

Monsieur Bocar Oumar Ba est l'un des cadres les plus en vue de l'AJD/MR, il est aussi, le président sortant de l'AJD/MR en France. Journaliste engagé sous le régime du dictateur Ould Taya, ses articles sur le racisme et l'esclavage ont été souvent censurés. Sa quête de liberté l'amènera en France. Et c'est logiquement qu'il rejoindra avec ses compagnons de lutte l'icône de la résistance, le leader Ibrahima Moctar SARR, président de l'AJD/MR.

"Projecteurs" de l'avomm.com est allé à sa rencontre pour l'interroger sur les différentes questions liées à la situation politique du pays, à la position de l'AJD/MR sur certaines questions ainsi que les perspectives d'avenir devant la recrudescence des provocations des nationalistes arabes.

Med


Projecteurs : l'entretien avec Monsieur Bocar Oumar Ba
L'entretien

AVOMM : Bonjour Bocar. Tout d’abord, permettez-nous de vous remercier d’accepter de répondre à nos questions pour le bonheur de nos lecteurs et de nos lectrices. Bien que plusieurs connaissent votre militantisme, en quelques mots, pouvez-vous résumer le début de votre militantisme jusqu’à aujourd’hui?

Bocar Ba : Bonjour, et merci de m’accueillir sur votre site. Disons que pour un négro-africain de ma génération, c’est toujours très difficile de dater précisément son engagement en politique. Je suis un peu de ce qu’on pourrait appeler « la génération Taya » (si on peut parler ainsi) ; ayant grandi sous le régime le plus dur et le plus sanguinaire qu’on ait connu jusque là en Mauritanie. Il était donc très difficile d’être aveugle à ce qui était le vécu quotidien des noirs en Mauritanie, vécu fait de brimades et de persécutions. Ce qui fait que très tôt, dès le collège, j’ai été amené à exprimer une forme rudimentaire de militantisme antiraciste. La mode à cette époque, consistait à aller avec des amis, décorer nuitamment les murs de Kaëdi d’inscriptions du style : « Taya = Botha », référence explicite au système de l’Apartheid en Afrique du sud. Mais la véritable conscience politique se fera quand en 1986, en vacances à Nouakchott, je suis amené à vivre l’ambiance née de la publication du «Manifeste du négro-mauritanien opprimé», suivi d’arrestations des membres des Forces de Libération Africaines de Mauritanie. C’est là que j’ai la chance de côtoyer des cousins déjà largement engagés dans le MEEN (Mouvement des Etudiants et Elèves Noirs), dont je ne raterai pas un mot des joutes oratoires sur ce que nous appelons communément « la question nationale ». Je venais pour la première fois d’être confronté à la conceptualisation du malaise que j’ai toujours ressenti dans ce pays en tant que noir, et à la mise en musique d’un lexique politique qui me marquera définitivement. J’ai été particulièrement marqué à cette époque-là par deux de mes cousins: le grand poète BA Abdoul Aziz dit TAZI, qui finira cette année-là en prison, et Ciré BA qui lui, s’exilera au Sénégal. C’est l’occasion ici de leur rendre hommage, et de leur dire merci d’avoir assuré, sans le savoir peut-être, ma première formation idéologique.

Plus tard, c’est au lycée de Kaëdi que je me retrouve à faire mes premières armes comme meneur. Elu délégué de classe, je suis amené à codiriger une grève pour protester contre l’exécution des trois officiers négro-africains. Suite à cette grève, des camarades comme Kaaw TOURE aujourd’hui porte-parole des Flam, connaîtront l’exil. D’autres, comme mon ami Habib WONE, seront arrêtés et torturés. Personnellement, j’eus la chance de passer entre les mailles du filet, sans doute à l’époque peu charismatique pour être remarqué.

La chance me sourira moins en 1990. Suite à une grève que je dirige au lycée avec des camarades comme Abdoulaye Diagana, aujourd’hui animateur de Kassataya, je suis arrêté avec quelques amis et gardé quelques jours au commissariat de Kaëdi. C’est là que je découvre avec stupeur le sport favori de la soldatesque de TAYA : la torture. A la fin de l’année, transféré au lycée arabe de Nouakchott, j’eus la chance d’intégrer un an plus tard la ligue des jeunes de l’Alliance pour une Mauritanie Nouvelle (AMN), un mouvement formé à la suite de la publication du document dit des 402, dénonçant les travers du système. Je deviens un an après le président de la Ligue des jeunes. Ce mouvement deviendra successivement une sensibilité du FDUC, de l'UFD, de L’UFD/ère nouvelle, puis de AC. J’ai eu la chance pendant cette période de côtoyer de grands hommes comme Ibrahima Moctar SARR, qui n’est plus à présenter.

J’ai également milité au sein de SOS esclaves avec des gens comme Boubacar Ould Messaoud, Jemal Ould Yessa, Ladji Traoré, et j’en passe... Toutes ces personnes m’auront marqué, et auront façonné chacune à leur manière, mon parcours militant. Un parcours qui croisera d’ailleurs mon expérience dans la presse indépendante à l’Eveil Hebdo.

Quand je me retrouve en France, je dirige pendant un temps la section européenne de l’AJD naissante qui finira par fusionner avec d’autres forces pour donner l’AJD-MR dont j’eus l’honneur de diriger également la section française jusqu’à il y a quelques semaines.

L’exercice auquel vous me soumettez dans cette question est assez drôle, parce qu’elle conduit à une vague impression de Mémoires, alors que mon engagement militant ne fait que commencer….


AVOMM : Vous êtes le président sortant de l'AJD/MR en France, votre section vient de tenir son assemblée générale et de porter M. MBODJI Hamady à sa tête, quel est votre sentiment au sortir de cette AG ?

Bocar Ba : D’abord je voudrais saisir cette occasion pour remercier tous ceux, membres du bureau que j’ai eu le bonheur de diriger pendant plus de deux ans, qui m’ont accompagné dans cette belle aventure. Tous sans exception, ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour mettre leurs compétences au service de ce grand parti. Une pensée particulière à mon ami et camarade Moulaye DIOUM qui, comme moi, ne fait plus partie du bureau, mais dont je ne doute pas de la force de l’engagement pour le parti et ses idéaux. C’est aussi l’occasion de remercier les membres du Bureau politique vivant en France, qui nous ont toujours apporté leur soutien et leurs conseils avisés. Au nouveau bureau qui vient d’être élu, je souhaite bonne chance et bon courage, car la tâche qui l'attend est tout aussi exaltante qu’immense. Je leur fait entièrement confiance pour mener à bien la mission qu’attend d’eux le parti. Je n’ai pas de doute qu’ils arriveront à poursuivre l’implantation du parti et la large diffusion de ses idées. Personnellement, je reste un militant discipliné et poursuivrai plus que jamais mon combat militant à la modeste place qui est la mienne, respectueux de l’unité de mon organisation, de sa cohésion et de ses positions.


AVOMM : Bocar, l'AJD/MR est-elle dans l'opposition ou dans la majorité présidentielle, aujourd'hui?

Bocar Ba : J’ai eu à écrire dans une publication récente que l’AJD-MR était dans le seul camp de son programme. En disant cela, je ne fais pas une pirouette, ni de botte en touche. Cela correspond juste à une position de principe face à un paysage politique dont la configuration définitive n’est pas actée. La configuration actuelle de ce paysage est née du clivage qui a suivi le coup d’Etat du 6 août 2008. Ceux qui avaient soutenu le coup d’Etat ont croisé le fer avec ceux qui défendaient le retour du Président SIDI. Notre parti a pris l’option de rester neutre et de considérer que l’essentiel était ailleurs. Nous avons toujours considéré que la transition de 2005 ayant laissé de coté la résolution de la question nationale, pour nous, quelque soit le régime en place, c’est du pareil au même. Notre disposition à rediscuter de cette question est restée totale, et ce quelque soit l’interlocuteur en face. Cette position, par son côté original a suscité beaucoup de polémiques, et a été assimilée par certains à un soutien à Aziz. Aujourd’hui, force est de constater que ce dernier est aux manettes, légitimé en cela par les accords de Dakar (dont nous n’étions pas partie prenante d’ailleurs), et tout le processus qui en émané.

Face à cet état de fait, le Président Ibrahima Moctar SARR a redit, dans un propos réitéré de clarté et de constance, notre détermination à travailler avec quiconque voudrait s’attaquer à l’épineux problème de la cohabitation. Il s’avère que Aziz en a fait une profession de foi. Là-dessus nous le prenons au mot, et sommes disposés à accompagner toute action tendant à régler cette question. C’est exactement le discours que nous avions tenu à SIDI en son temps. Donc rien n’a vraiment changé sous le ciel de l’AJD-MR, finalement...


AVOMM : En tant que responsable de l'AJD/MR, avez-vous des regrets?

Bocar Ba : En tant que militant de l’AJD-MR, non. Si j’ai des regrets c’est plutôt en tant que négro-mauritanien. Je regrette en effet que certains de nos compatriotes noirs, aient pu se laisser berner par des pêcheurs en eau trouble qui ont entaché l’image du candidat IMS, pendant la dernière élection. Je regrette qu’ils n’aient pas compris que le seul objectif était de casser la dynamique qu’il a su créer en 2007. Je regrette qu’ils n’aient pas conclu d’eux-mêmes, qu’un homme comme IMS, qui a tout sacrifié à la cause, ne pouvait ni se renier, ni se vendre. J’ai connu cet homme, à qui il m’est arrivé d’ailleurs de m’opposer par le passé, mais toujours dans le respect de ce qu’il incarne, dans la difficulté à joindre les deux bouts, mais toujours digne ; pendant que d’autres se précipitaient au PRDS pour des raisons alimentaires. Je l’ai vu quitter un parti (l’APP) qui l’aurait sans doute sacré député ou ministre s’il était resté. J’ai du mal à croire que cet homme-là se laisserait tenter par l’argent ou le strapontin facile. J’ai regretté que certains aient pu croire ça. Cela m’a profondément blessé… Aujourd’hui que la vérité sur cette affaire est faite, mon regret n’en est que plus grand.


AVOMM : D'aucuns disent que Ibrahima Moctar Sarr pourrait rentrer dans le gouvernement de Aziz, pouvez-vous confirmer? Et le souhaiteriez-vous?

Bocar Ba : Ecoutez, je n’ai pas cette information là. Ceci dit, IMS est un homme talentueux, son entrée au gouvernement ne peut qu’être profitable au pays. Bien sûr que j’ai entendu plusieurs fois cette rumeur circuler, et plusieurs fois elle s’est défaite. Moi je suis un militant discipliné, je ne tiens pour information que ce qui me parvient par les canaux officiels de mon parti. En tout cas, à ce jour (19/03/2010, date à laquelle je vous parle), je n'ai pas cette information.

Pour le reste, j’ai toujours défendu qu’il n’y a pas une esthétique de l’opposition. Etre de l’opposition ne peut pas être une posture politique. Si mon parti juge utile de mener une action conforme à ses idéaux au sein du gouvernement, je ne peux que lui faire confiance. Mais je n’ai pas de doute que cela ne se ferait pas sans qu’il y ait un minimum de conditions acceptables.


AVOMM : Quel bilan faites-vous des 7 mois d'exercice de pouvoir du président Aziz

Bocar Ba : Le président de la République a à son actif plusieurs actions que nous avons jugées allant dans le bon sens. C’est le cas pour la poursuite du retour des déportés et la reconnaissance par l’Etat de sa responsabilité sur le passif humanitaire, c’est le cas concernant la décision de réintégrer les fonctionnaires licenciés pendant les douloureux évènements de 89, et c’est aussi le cas pour la lutte contre la gabegie. Mais sur tous ces cas, nous pensons qu’il faut aller plus loin. Je pense que la seule indemnisation des ayant droits des victimes ne peut être en soi suffisante pour soigner ce mal qui est national. Il faut une véritable identification des coupables. On ne peut pas pardonner à quelqu’un une faute qu’il n’a pas préalablement reconnue. C’est une banale question de bon sens.

On ne pourra pas faire non plus l’économie de quelque chose qui serait l’équivalent de la commission « Vérité et réconciliation », si on veut que soit prononcé un véritable pardon, qui vienne du cœur, apaise les esprits et réconcilie les enfants de ce pays. On ne peut non plus se contenter juste de ramener les déportés pour les installer en face de leurs villages, accentuer ainsi les frustrations et faire se regarder en chiens de faïence des communautés de victimes. Il faut une solution juste et globale. Mais pour ça, il faut un véritable courage politique. Par ailleurs, il faut que le pouvoir comprenne qu’on ne peut laisser encore une minute de plus, subsister dans notre pays, la pratique de l’esclavage. Il faut entendre les souffrances de la communauté Haratine. La lutte contre cette pratique anachronique ne peut pas souffrir de nuance dans un état qui se veut de droit. Or j’ai l’impression d’une terrible hypocrisie de l’ensemble des régimes politiques sur cette question. Et j’ai bien peur que cela nous coûte très cher un de ces quatre…


AVOMM : L'actuel premier ministre vient de déclarer que " la Mauritanie était arabe" et ignorant volontairement la non arabité d'une très grande majorité de sa population. Êtes-vous surpris par cette déclaration de Mr Lagdaf?

Bocar Ba : Surpris, oui et non.

Oui, parce que voilà un premier ministre qui, en une phrase, ose remettre en cause toute l’orientation définie par le président qui l’a nommé. En cela c’est une vraie surprise ! Je suis d’autant plus surpris qu’il n’a pas été recadré par le président dont il met en mal les promesses et le discours de réconciliation nationale tenu pendant toute sa campagne et même après.

Non, parce qu’en même temps je ne suis pas complètement naïf pour oublier qu’on est quand même Mauritanie. Il existe dans ce pays des forces de division et d’exclusion, celles-là même qui ont conduit le pays au drame des années 89, 90, 91, et qui sont toujours prêtes à investir les couloirs du pouvoir pour vendre leur idéologie sectaire et raciste. Il faut croire qu’une fois encore ils sont entrain de réussir leur coup. La Mauritanie ne sera jamais entièrement arabe, parce que l’Histoire ne l’a jamais connue entièrement arabe. Historiquement, c’est même l’inverse qui est plausible. Car même les populations qui se réclament aujourd’hui arabes, et à juste titre sans doute, ont été anthropologiquement autre chose, et ce dans un passé si récent, qu’il peut être daté. Il n’empêche qu’elles peuvent crier haut et fort leur arabité, mais cela ne couvrira jamais le son de cloche identitaire des autres. Et tant qu’on n’aura pas compris ça suffisamment pour en faire une règle de vie commune, le vouloir vivre ensemble, fondement de toute Nation véritable restera toujours une chimère en Mauritanie.

Il faut que le président Aziz se rappelle que cette question a divisé le peuple par le passé. Aujourd’hui encore elle rôde dangereusement. Il est urgent de la traiter et d’éloigner à jamais des cercles du pouvoir, ceux qui sèment les germes de la division, en voulant faire des négro-africains, respectueux par ailleurs de la langue arabe, ce qu’ils ne sont et ne seront jamais. Je dis au passage à mes compatriotes arabes, que les vrais ennemis de leur langue, ce sont ceux-là qui cherchent à l’imposer aux autres; car ils ne suscitent finalement à son égard, que rejet et dégoût. Et leur véritable objectif n’est pas la diffusion de cette langue, mais son utilisation comme outil de domination et d’exclusion; ce que les négro-africains n’ont désormais que trop bien compris pour se laisser faire.


AVOMM : Bientôt avril, l'anniversaire des déportations de Négro-Mauritaniens au Sénégal et au Mali, cela nous amène à aborder la question du passif humanitaire. Avez-vous un plan de règlement du passif humanitaire, vous AJD/MR?

Bocar Ba : Le plan de règlement du passif humanitaire est très clair. Il n’y en a pas dix. D’abord ce qu’on appelle le passif humanitaire n’est en fait, en dépit de son extrême gravité, qu’une conséquence de quelque chose de bien plus vaste. Naturellement, il faut d’abord traiter l’urgence, c’est-à-dire la reconnaissance par l’Etat de ses fautes. Pour ce qui est des déportés, cela passe aussi par le recouvrement de leurs droits les plus élémentaires : récupération de leurs maisons, de leurs biens et de leurs champs aujourd’hui occupés. Mais pour ça, il faut simultanément traiter une autre question pendante : celle de nos compatriotes rapatriés du Sénégal que l’Etat a insidieusement installés sur les terres des déportés. Pour ceux-là, il est important de revoir la réforme foncière de façon à leur attribuer des terres. Je note au passage que l’AJD-MR a toujours été une des seules formations à évoquer la question des rapatriés. Il faut trouver une solution rapide sinon on risque de rééditer les confrontations entre populations.

Pour le passif humanitaire proprement dit, au-delà des actions simples de recouvrement de droits et d’indemnisation, il faut, comme je l’ai dit tantôt, mettre en place une commission nationale pour que les bourreaux soient identifiés et au besoin pardonnés, en contrepartie de leurs aveux. Sans quoi, on assistera à une floraison d’actions judiciaires auprès de tribunaux étrangers. Car on ne peut pas s’asseoir sur le droit des personnes à connaître la vérité sur l’assassinat de leurs proches. Et ce n’est que de cette façon qu’on réconcilie les gens. Mais plus généralement, les propos du premier ministre montrent bien la nécessité d’un débat national sur la cohabitation de nos différentes composantes. La réconciliation nationale que nous ne cessons d’appeler de nos vœux, ne fera pas l’économie d’un vrai compromis sur l’identité de ce pays, arabe, négro-africain et islamique.


AVOMM : Et vous personnellement que préconisez-vous?

Bocar Ba : Là-dessus je suis complètement en phase avec les propositions de mon parti; car ce sont les seules qui vaillent!


AVOMM : Vous avez toujours été à côté de l'AVOMM dans tous ses projets, que pensez-vous de cette organisation?

Bocar Ba : Ma faiblesse affective pour votre organisation, mon accord de vue avec elle, tout comme le profond respect que j’ai pour son président Ousmane SARR et l’ensemble de ses membres, ne sont un secret pour personne. J’ai été un des premiers à avoir été sollicité par l’AVOMM pour animer une conférence à Bruxelles en 2004, dans le cadre de la promotion des opérations de parrainage qu’elle avait lancées en faveur des orphelins. Cette organisation a achevé de montrer son utilité dans notre combat. Je loue son courage et son pragmatisme. Je reste persuadé qu’il faudra encore longtemps compter sur son ancrage dans la société civile et sur son efficacité sur le terrain, pour faire bouger les choses. Je vous félicite pour votre courage et pour votre action, et vous réitère ma totale disponibilité à vous accompagner, dans les limites de mes compétences, dans cette belle aventure que vous avez initiée.


AVOMM : Merci Monsieur Bocar Oumar BA d'avoir bien voulu répondre à nos questions.

C’est moi qui vous remercie.



Entretien réalisé par Mireille Hamelin et Mohamed Dogui



avomm.com
Lundi 11 Octobre 2010 - 19:45
INFOS AVOMM
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1.Posté par Adama NGAIDE dit Ibrahima le 22/03/2010 18:03
Toutes mes felicitations au camarade Ba Bocar Oumar; Un journaliste pas comme les autres qui, de loin, affiche las modestie. Bien qu'ertant de la "generation Taya" Bocar etv tous ceux qaui lui ressemblent se battent avec conviction et surtout avec une grande modestie. Le nombre d'annees de combat, cher camarade, n'est point un barometre pour jauger de la conviction et de la pertinence d;un combat. Beaucoup de "vieux" combattants, comme on le sait, ont deja abdique, trahissant la cause pour laquelle nous nous battons. Helas.
Bravo Bocar
NGAIDE Adama. President Comite AJD/MR New-York

2.Posté par Oumar Sow le 22/03/2010 19:56
Une intervention tres digne
merci

3.Posté par JUMTIMOL le 22/03/2010 20:50
quelles réponses claires, justes et encourageantes , digne camarade merci pour cet entretien . INA WONA

4.Posté par Bandoum le 22/03/2010 22:08
Bocar a fait une excellente intervention. Ce qui n'est pas du tout surprenant. Les sorties 2 et 3 Oumar Sow et JUMTIMOL sont equilibrees et moderees comme celle de Bocar CoumbaSelly.
Felicitations a ce jeune cadre qui incarne l'equilibre et la constance. Il ne vegete pas d'organisation a organisation. Il n'y a qu'une seule chose qui paye c'est la constance.

5.Posté par gaby le 22/03/2010 23:09
Vous faites semblant d'ignorer que c'est Aziz, dans le secret de son cabinet, qui a décidé de prendre ce virage sur l'arabe pour faire plaisir aux nationalistes maures qu'il avait heurtés pour avoir semblé se rapprocher des noirs. Un rééquilibrage en quelque sorte. Sans son blanc-seing, le pm n'aurait jamais osé adopter publiquement cette position et, de surcroît, par deux fois, sauf après avoir démissionné ou en démissionnant dans la foulée. Rappelez-vous le discours fleuve du président à Arafat et le silence assourdissant qu'il a réservé à l'affaire alors que le débat faisait rage ! Certains préfèrent attaquer le pm, pensant ainsi préserver les chances de leur parti d'obtenir un maroquin .

6.Posté par Amadou Ba le 22/03/2010 23:32
Cette interview montre une fois de plus que Bocar Ba est un homme politique intelligent. Bel esprit. Cet homme est un espoir pour l'AJD/MR.

7.Posté par gaby le 22/03/2010 23:36
Si avomm censure ce commentaire que je viens d'envoyer et qui n'a rien de discourtois, -qu'il tarde à publier- j'en conclurai l'inutilité d'en retransmettre.

8.Posté par Makhou le 22/03/2010 23:37
LA COMMUNAUTE PEUT COMPTER SUR TROIS JOURNALISTES: BOCAR BA, KISSIMA ET ABDA WONE. ILS ONT TOUS LES TROIS MONTRE LEUR ENGAGEMENT ET LEUR VOLONTE DE METTRE LEURS PLUMES A LA DISPOSITION DU PEUPLE MAURITANIEN. MERCI AUX TROIS BRILLANTS JOURNALISTES NES A KAEDI MAIS QUI FONT LA FIERTE DE TOUT UN CONTINENT.

9.Posté par Taarikh le 23/03/2010 08:02
Tu es un grand leader Bocar Ba tu fais honneur aux intellectuels mauritaniens, en plus tu montres que tu es fidele à ton parti car la plupart des negromauritaniens quand on les remplace de leur poste ils demissionnent presque.
Rien à ajouter à ce que tu dis, merci mille fois

10.Posté par Oumar Mbodj le 23/03/2010 14:21
La constance! Telle est le calificatif que l'on peut accoder à Bocar Oumar Bâ. La constance dans les idées, dans le combat et dans l'amitié. Bocar n'est pas du genre qui patauge dans toutes les organisations à l'image d'une grenouille qui ne va que là ou il ya fraicheur ou l'humidité. Avec son charisme et son air de jeunesse et de beau gosse, le combat a de l'espoir.

11.Posté par TANDIA le 23/03/2010 16:11
La lecture de cet entretien nous convie à l ' espoir auprès de cette jeunesse respectueuse .

A l'AJD/MR il est rassurant de voir le rassemblement des générations . Un parti qui se tient debout avec tous ses membres , militant pour les valeurs de l'AJD/MR.

Brillant Bocar Ba merci pour tes réponses . Merci ajd/mr , merci ajd/mr France , merci avomm
.


12.Posté par Demba Diallo le 23/03/2010 17:18
Bocar n'est vraiment pas une grenouille comme le souligne Oumar Mbodj. Nous connaissons des gens qui se promenent d'organisation a organisation et des qu'il ne sont pas promis, ils quittent. Ils cherchent a creer des organisations. Si bien qu'ils se retrouvent membre de 8 organisation en l'espace de 7 ans.
Les jeunes dynamiques de notre lutte ne sont pas comme ca. Ils ne sont pas interesses par le dirigisme. Bocar Ba, meme etant un simple militant de base va continuer a se battre pour la cause.
Il n'est ni un militant de la 25 eme heure, ni un dirigiste, ni un pouvoiriste. Puisse Allah lui accorder une longue vie.

13.Posté par Coumba Ba le 23/03/2010 19:43
Je rend hommage aux jeunes cadres suivants:
Bocar BA, Toka Diagana, Kissima, Abda Wone et Abdoulaye Diagan pour leur constance et leur lutte sans relaches depuis qu'ils etaient tres petits.
Bocar BA a fait une tres bonne interview.On se rappele de ses articles qui denoncent toujours le racisme et l'injustce. Toka Diagana a fait ses preuves aux USA, ou il est un enseignant respecte. Kissima est un journaliste qui est sur le terrain et qui brave les racistes. Abda Wone fait partie des jeunes les plus ouverts de son mouvement. Il a reussi a faire l'unanimite autour de sa personne a cause de sa constance. Abdoulaye Diagana, avec Kassataya est entrain de liberer les energies qui dormaient jusque la.

14.Posté par Mohamed le 23/03/2010 20:57
Monsieur BA, vous avez cité un fin politicien qui m'a conquis lors de la soutenance de son mémoire de maitrise sur l'histoire politique de la Mauritanie. C'etait en 1986.
Je l'ecoutais sur RFI jusqu'au milieu des annees 90. Il s'agit de Monsieur BA Ciré. J'aimerais avoir son contact.

15.Posté par Mamadou Touré (Doc) le 24/03/2010 11:24
Ce Bocar Ba, une valeur sure pour la relève de demain, un futur poids lourd de la politique. A felli jihaadi Seydi Bah, Yo Allah sellin doole

16.Posté par niiwa le 25/03/2010 00:28
Effectivement Mohamed Ce Ciré Bâ etait bon j'aurai appris qu'il avait quitté les Flam et qu'il vivait à toulouse.Tout le monde se rappelle de sa soutenance de Maitrise et de ces briallantes sorties sur RFI.
D'ailleurs trés souvent je compare Bocar a ce grand Monsieur par leurs analyses.

17.Posté par Bandirado le 25/03/2010 04:28
Oui les CIRE BA, OUMAR SILEYE, Ousmane Diagana, Amar BA des hommes du refus. Ils avaient de la hauteur. Rien a voir avec les insultes de certains.
Merci a Bocar BA

18.Posté par BA Amadou Abdoul le 21/09/2012 20:49
L'intervention de Mr. Bocar Oumar BA ,est à tout point de vue excellente.Une "fertilité" d'esprit et une analyse pondérée,juste , et équilibrée de la situation et de la vie de son parti qu'il maitrise si merveilleusement bien... voilà ce qu'on peut appeler une conviction pour combattre pour un idéal...félicitations mon frère !!

19.Posté par Maye Athié le 12/12/2012 15:15
je viens de lire attentivement votre admirable intervention avec une grande émotion, vous êtes bien à la hauteur pour la relève de vos ainés bonne continuation mon frère longue vie à toi avec une santé de fer bi izni allah ta récompense est entre les mains de Dieu.

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