Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Sit-in devant le palais présidentiel : Les diplômés-chômeurs sortent de leur réserve.


Sit-in devant le palais présidentiel : Les diplômés-chômeurs sortent de leur réserve.
Plusieurs dizaines d’hommes et de femmes étaient débout en ce mercredi 19 août devant le palais ocre. Les pancartes qu’ils brandissent appellent les autorités à lutter contre le chômage. Qui sont-ils? Qu’attendent-ils précisément du locataire du palais ocre? Oumarou Dembarou Sylla est sortant de l’E.N.F.V.A (Ecole nationale de formation et de vulgarisation) de Kaëdi.

Depuis 1995, il cherche un emploi en vain. N’en pouvant plus continuer à fréquenter les couloirs de l’Anapej, il a décidé de se présenter aux portes du palais présidentiel. «Durant la campagne, Ould Abdel Aziz a promis une amélioration de conditions de vie des citoyens de ce pays. Etant nous-mêmes citoyens ne voulant pas être marginalisés une nouvelle fois», dit-il.

Et de poursuivre : « depuis vingt ans, certains d’entre nous sont au chômage, nous attendons de sa part une insertion dans le monde du travail. Nous sommes au nombre de 75 diplômés, tous sortants de l’E.N.F.V.A (Ecole nationale de formation et de vulgarisation) de Kaëdi en 1995. Et depuis cette date, nous attendons de trouver un emploi. Nous réclamons une réinsertion avant la réouverture annoncée de l’E.N.F.V.A -L’école a été fermée en 1995, ndlr-»

Pour le ministère de la Fonction publique est diplômé-chômeur celui qui est titulaire d’un diplômé, qui a tout au plus trente ans et qui n’a pas d’emploi. C’est précisément cette loi qui énerve Oumarou. «Elle doit-être abrogée», tempête-t-il. Ammar Ould Mohamed Saïd est diplômé en économie. Lorsqu’il décrocha sa maîtrise en 2006, il espérait trouver un emploi. Mais depuis cette date, il peine à trouver un job.

De fait, lui aussi réclame un travail et une annulation de la loi de la Fonction publique. «Nous comptons parmi les forces vives de ce pays. C’est dire que la Mauritanie ne saurait avancer en nous laissant en rade», affirme-t-il.


«Nous attendons du gouvernement qu’il abroge la règle sur la limite d’âge en ce qui concerne l’embauche dans la fonction publique. C’est une aberration que de fixer une limite d’âge pour ceux qui veulent travailler dans la fonction publique», ajoute Ammar.

Ammar, Oumarou et tous ceux qui ont décidé de faire ce sit-in, en ce mercredi matin, espèrent-ils vraiment obtenir gain de cause ? Vu la situation économique actuelle du pays, peuvent-ils décrocher un emploi?


Pour Ousmane Mamadou, titulaire d’une maîtrise en économie générale, le problème du pays n’est pas la ressource, mais la mauvaise gestion : «On espère que notre situation va changer. Notre problème n’est pas la ressource mais la mauvaise gestion. Nous attendons du gouvernement qu’il nous procure des emplois. Pour cela il faut qu’il s’attaque au clientélisme qui pénalise bon nombre des diplômés», dit-il.

Youma est encore en formation au niveau du Centre de formation et de perfectionnement professionnel (CFPP). Comme tous les élèves (ils sont au nombre de 105), elle n’a pas perçu sa bourse ces derniers mois : « Nous voulons percevoir nos bourses. En plus nous souhaitons trouver un emploi à la fin de notre formation et un bon salaire ».


A force de voir les élèves du CFPP chômer en fin de formation, Youma a décidé de participer au sit-in pour sensibiliser les autorités sur le cas des élèves du Centre. Vadhili Ould Sidi Mohamed, qu’on surnomme le doyen des chômeurs, diplômé en chimie de l’université de Reims, est parmi la foule qui s’est massée devant le palais présidentiel.

Vu son âge, sa présence ne peut-être que remarquée: « Depuis 1992, je cherche un emploi dans le secteur public», dit-il. «Pourquoi le secteur public ? Parce que cela garantit des indemnités de retraite, et autres avantages. Mais la loi aberrante qui limite l’âge d’embauche au niveau de l’administration m’a privé de toute perspective d’insertion dans la fonction publique et je me suis retrouvé étranger dans mon propre pays. Je cherche à ce que mon cas soit étudié», confie-t-il.

Sortant de lycée de formation professionnelle de Boghé, Djibril Gniwé Wellé chôme depuis 2004 : «J’attend des autorités qu’elles me trouvent un emploi. Un vrai pour de bon et non des jobs temporaires. J’étais embauché à deux reprise pour une courte période au niveau du ministère du Développement rural en 2007 et en 2008. Ils sont 83 diplômés sortant du lycée de formation de Boghé en 2004, à se retrouver dans la même situation».

Hamona Ould Yahafdou est titulaire d’une maitrise en économie de planification. Il développe une vision originale en ce qui concerne les diplômés-chômeurs : «Tous les diplômés qui n’ont pas d’emploi doivent au moins bénéficier d’un certain montant versé mensuellement pour pouvoir faire face aux besoins de la vie», dit-il. Et par-dessus le marché, il faut abolir la règle qui limite l’âge des candidats à l’emploi dans la fonction publique à 30 ans».

Moussa Hamidou technicien en génie civil, sortant du lycée technique de Nouakchott en 95 : « Nous attendons beaucoup du gouvernement actuel. Puisque notre un jeune Etat est un pays en plein chantier, nous nous attendons à ce que notre savoir-faire soit pris en compte. Nous espérons que les entreprises et bureaux engagent des techniciens en génie civil.


Pour cela il faut en finir avec la sous-traitance, engager des mauritaniens. Nous avons toujours été laissés en rade. Exemple en 2007, nous étions huit mauritaniens à travailler dans une entreprise nippone du nom de Kitamo, nous avons été débauchés au profit des sénégalais», lâche-t-il.

Samba Camara
source : Biladi
via cridem
Jeudi 20 Août 2009 - 19:08
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