Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION EN MAURITANIE


VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION EN MAURITANIE
Depuis quelques semaines le règlement en Mauritanie du Passif humanitaire, auquel semble s’atteler le H.C.E., alimente les conversations dans les salons huppés de Nouakchott, occupe la une de plusieurs journaux mais laisse indifférents les partis politiques (excepté l’AJD/MR) et l’homme de la rue.

Sans avoir la prétention de porter un jugement sur les propositions des uns et des autres et sur les mécanismes à mettre en place pour résoudre cet épineux et complexe problème, je me permets ici d’insister sur certaines grandes lignes.

Je rappelle que l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, dans sa Résolution A/RES/61/17 du 20 Novembre 2006, avait proclamé 2009, Année Internationale de la Réconciliation. Il y est proclamé « que la vérité et la justice sont des éléments indispensables à la réalisation de la réconciliation et d’une paix durable »

Les Commissions Vérité et Réconciliation semblent devenir au fil de l’histoire contemporaine une voie incontournable qu’empruntent les états pour assurer une gestion politico juridique d’un passé marqué par une violation barbare et flagrante des droits humains.

Entre 1974 et 2008, elles ont été mises en place dans 30 pays principalement en Amérique latine et en Afrique là où la dictature, si elle ne se parait pas d’une démocratie de façade, s’exerçait de la manière la plus sauvage.

Amnesty International a recommandé à ces Commissions de s’appuyer sur le point de vue des victimes et de défendre leur droit à obtenir la vérité, la justice et des réparations complètes. Jose Alvarez, professeur de droit international à l’université de Columbia, affirme que « les commissions de vérité sont des outils indispensables pour établir la vérité sur les crimes passés, un moyen pour dédommager les victimes et des instruments pour promouvoir la paix et la réconciliation ».

Le modèle d’Afrique du Sud mis en oeuvre en juin 1995 pour faire face aux crimes perpétrés pendant l’Apartheid, est probablement le mieux connu et le plus probant.

Plus près de nous, le roi Mohamed VI a installé en janvier 2004, l’Instance Equité et Réconciliation au Maroc avec pour mission un règlement global de la question des violations graves des droits de l’homme commises depuis 1956.

La crise politique actuelle que traverse notre pays ne permet pas une solution satisfaisante et consensuelle du Passif humanitaire. Il est possible, tout au plus de poser certains actes forts en procédant par exemple à des réparations immédiates qui ne nécessitent pas d’enquête.

Ce n’est qu’une fois la légalité constitutionnelle rétablie, après la tenue d’élections générales auxquelles participeraient toutes les forces politiques, que le nouveau parlement mauritanien devra voter une loi instituant une CVR bâtie sur les modèles Marocain et Sud –africain et composée de membres choisis pour leur intégrité professionnelle, morale et religieuse.

Le Rapport final de la Commission devra apporter toute la lumière sur les crimes et les exactions commis entre 1986 et 1992 et formuler des recommandations constitutionnelles et institutionnelles pour pérenniser la formule « PLUS JAMAIS ÇA CHEZ NOUS ! ».

Des réformes politiques, administratives et éducatives devront être nécessairement entamées pour l’édification d’une société véritablement unie et démocratique et pour la promotion d’un Etat de droit.

Par devoir de mémoire et pour exorciser définitivement ce passé douloureux, une fête nationale de la Réconciliation pourrait être officiellement célébrée tous les cinq ans.

Le devoir de mémoire appelle en contrepoint un devoir de pardon de la République à tous ses citoyens et des victimes, si justice leur est rendue, à leurs bourreaux et autres tortionnaires, pour que nous puissions, enfin, tous nous libérer à jamais de cette page hideuse de notre histoire que nous aurions souhaité ne jamais avoir à vivre.

Issa Mamadou DIOP

Source: AJD/MR -m
Samedi 21 Mars 2009 - 17:56
INFOS AVOMM
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1.Posté par Kowri Soh le 21/03/2009 19:13
Bismilaahirahmaanirahiimi

C'est bien dit . Mais cependant un PARDON ne pourra se faire que, quand les BOURREAUX seront identifiés et chasses’ pour leurs crimes de SANG.

Que se soit le model du Maroc yo, le model de l’Afrique du Sud yo, ou le model de l’Irak yo, nulle part dans ces pays on a pardonne’ les BOURREAUX sans qu’ils aient été identifies' d’abord.

Encore, il faut appeler les tragédies par leur nom: Le terrorisme contre les citoyens Negros-mauritaniens n’est pas un simple «passif humanitaire » comme on veut le banaliser constamment, mais un GENOCIDE humanitaire.

Kowri Soh
Baltimore, USA

2.Posté par Djinngowo lenôl le 22/03/2009 12:18
kowri; c'est bien dit: wonnki hay gooto wawa yobededum so wo na allah.
que cela commence par le jugement des responsable de genocides des années 89- 92.
en premiere ligne ely, aziz et les autres sanguinaire de l'armée mauritanniene.

djigonowo legnol

3.Posté par XMANDIALLO le 22/03/2009 14:25
Il n y aura jamais pardon sans passer par la justice. Nous n'accepterons jamais de revivre les mêmes atrocités du passé. Nous ne pouvons pas oublié les viols , les tourtures et les meurtres sans raison, nous le vivons chaque jour et chaque instant, seul la justice appaisera notre douleur et souffrance quotidiennes. J'espère que COVIRE pensera aux victimes avant de faire des erreurs qu'ils vont regretter toute leur vie.
NON A L'OUBLI

4.Posté par Tapha le 22/03/2009 15:10

Des hommes et des femmes depuis ces années d'horreur connaissent très bien pour l,avoir vécu que c'est un génocide, ces personnes souffrantes aujourd'hui dans ts les coins de la terre racontent la vérité de ce génocide. Encore aujourd'hui elles pleurent et font tout en leur pouvoir pour raconter la vérité. elles sont les mieux placées pour raconter que c'est un génocide ce n,est pas une miette de la vie mais une Vie des Vies entières qui ont été ébranlées arrachées vioées volées tuées jamais jamais cela ne doit revenir tout se fait pour que cela soit SOUVENIR tous les pas doivent être crés pour que ces veuves ces orphelins ces martyrs puissent cicatriser légèrement leur plaie.. c'est le devoir de tout militant des droits de l'homme de bouger . depuis ces années des ombres vivent afin qu ela justice soit. elle sera. à nous de faire des pas. Passif humanitaire prions pour lui , pour ces années, ce sang, ces oublis... parfois de nous tous.
Non à l'oubli.



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