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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Grève du secondaire: Le bras de fer continue


Grève du secondaire: Le bras de fer continue
Alors que le syndicat indépendant des professeurs de l’enseignement du secondaire (SIPES) poursuit son mot d’ordre de grève, la commission des États généraux de l’éducation désignée la semaine dernière, a été officiellement installée hier, dimanche, au Palais des Congrès par le président de la République. Sa première bonne mission serait de trouver une issue à la situation de blocage dans laquelle se trouve l’école mauritanienne depuis bientôt une semaine.

Au quatrième jour de leur mouvement de grève, les enseignants du SIPES font le bilan. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, selon leur secrétaire général, ce mot d’ordre de grève a été largement suivi. Quatre-vingt-cinq pour cent (85%) de réussite sur l’ensemble du pays, avec en plus, un taux de 100% au Guidimaka et au Trarza, deux régions, où pratiquement tout le corps enseignant a abandonné depuis jeudi dernier la craie. L’autre nouveauté annoncée par les grévistes, c’est l’entrée en danse des enseignants du privé. Le mouvement prend de l’ampleur au fur et à mesure qu’approche l’ultimatum de la ministre, à savoir la fin de la semaine en cours, pour prendre des mesures de rétorsions contre les grévistes et voir dans quel cadre remédier à cette situation pour éviter une année blanche. La ministre avait exprimé son refus de négocier avec le syndicat tant que les enseignants n’auront pas rejoint les classes. Une décision, qui sonne comme un baroud d’honneur pour la ministre et que les enseignants qualifient de réaction «infantile» et «inappropriée» de la part du premier responsable de l’enseignement dans le pays.
C’est dans cette situation d’impasse que la commission parlementaire de l’orientation islamique et des ressources humaines de l’Assemblée nationale, a pris l’initiative de convoquer avant-hier, samedi, les représentants du syndicats afin de les écouter et recueillir auprès d’eux toutes les informations, pour pouvoir éventuellement en parler à la ministre au cours d’une rencontre que la commission aura avec elle demain, lundi. Cette démarche des parlementaires pourrait servir de déclic pour une solution négociée dans cette affaire, qui discrédite davantage un système éducatif déjà très mal en point. Les parlementaires ont-ils agi sur leur propre initiative ou sur demande de la ministre? La première hypothèse est, de l’avis de nombreux observateurs, la plus plausible. Car la ministre est connue pour être inflexible, ce qui n’est pas pour arranger la situation des élèves, qui se trouvent pénalisés par l’insouciance à la fois du syndicat, dont la période choisie pour aller en grève est inappropriée, et également de la ministre, qui conditionne toute négociation à la cessation préalable du mouvement. Un non sens notoire, quand on sait que l’administration a jusque-là banalisé les risques de mise en exécution de la menace de grève lancée par les enseignants il y a deux mois.

Surenchère

Par ailleurs, les grévistes reprochent à l’administration de recourir à des pratiques malsaines pour briser le mouvement de grève. Certains directeurs d’établissements (à Teyarett I et II par exemple) séquestrent les élèves dans les classes en leur faisant suivre des cours par des surveillants ou des professeurs et de faire par la suite des rapports «erronés» selon lesquels des professeurs se sont présentés dans les classes. D’autres font la navette, la nuit tombée, chez les domiciles des professeurs pour leur demander de rejoindre les classes, sur la base de considérations tribales et raciales.
Il y a deux mois, le président de la République avait été amené à intervenir directement, lors d’un conseil des ministres, pour mettre fin au mouvement de grève des enseignants du supérieur. Il avait, à l’occasion, demandé aux différents responsables de l’administration de privilégier le dialogue pour la recherche de solutions aux conflits sociaux.
Cette leçon n’a pas été visiblement bien saisie par la ministre qui, manifestement, a sa propre philosophie (bonne ou mauvaise) qu’elle entend faire appliquer. Il s’agit de l’intransigeance et de l’usure.

En attendant, ministre et enseignants font un mauvais cadeau de bienvenue à la Commission des États généraux de l’Éducation.
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Kaédi
Il n’y a pas de grève. Le mot d’ordre de grève lancé jeudi dernier par le syndicat indépendant des professeurs de l'enseignement secondaire (SIPES) n'a pas été suivi au Gorgol.

Au lycée de Kaédi, la situation semblait normale aux premières heures de ce dimanche.
Certains élèves sont en plein cours, tandis que d'autres attendent leur tour pour rentrer en classe. D’ailleurs, certains professeurs reçoivent la visite des inspecteurs.

Le directeur régional de l'éducation nationale au niveau du Gorgol, Abderrahmane Ould Ahmed Sidna, a affirmé qu'il n'y a pas de grève dans la wilaya. "Dans tous les établissements du secondaire, les cours se déroulent normalement", a-t-il souligné.
Pour sa part, le proviseur du lycée de Kaédi a noté que sur les 76 professeurs exerçant au niveau de l'établissement, trois seulement sont en grève. Il a en outre précisé que les cours se passent normalement, sauf pour les classes prises en main par les professeurs grévistes. Le proviseur poursuit encore que "des cours de renforcement sont dispensés au lycée bien avant la grève et se poursuivront jusqu'à la veille des examens du baccalauréat pour les élèves des terminales". Il a fait remarquer que la grève ne va pas entraver la bonne marche du lycée et n'aura aucune incidence sur les élèves. "Les cours de rattrapage vont pallier à l'insuffisance qui pourra être constatée", a-t-il conclu.

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Source: biladi.mr
(M) avomm
Lundi 2 Juin 2008 - 13:26
Lundi 2 Juin 2008 - 13:31
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