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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Le coeur se vit aussi Ailleurs.


Le coeur se vit aussi Ailleurs.
Une retraitée veut ouvrir un orphelinat en Afrique

Même si elle est retraitée depuis quelques années, ne cherchez pas Carmen Lessard au bingo ou dans son salon à regarder la télé. Globe-trotter sur le tard, cette femme de 64 ans a découvert l’Afrique il y a deux ans et souhaite maintenant y ouvrir un orphelinat.

Mais qu’est-ce qui pousse une ancienne inspectrice à la Commission de la construction du Québec à aller en Afrique à ses propres frais pour aider des orphelins africains ? «Je ne sais pas. Ça devient long à un certain moment à la retraite. J’avais une tante religieuse qui avait passé dix ans en Afrique. Je me suis dit que je pourrais peut-être aider des gens qui en ont vraiment besoin.»

Après s’être informée auprès de différentes associations, Mme Lessard quitte donc la paisible municipalité de Saint-Isidore en septembre 2006 pour un séjour de six mois en Afrique, plus précisément au Dispenser Trottoir, un organisme qui s’occupe des enfants de la rue au Burkina Faso. Le choc est terrible : «Ce que l’on voit à Vision Mondiale, ce n’est pas la réalité. Les gens sont continuellement en mode survie. Le degré de pauvreté est incroyable. Des enfants de quatre ou cinq ans ne parlent pratiquement pas parce qu’il s n’ont pas été stimulés étant bébé et qu’ils ont toujours faim», soupire la sexagénaire qui s’est occupée d’un enfant de quelques jours qui a été retrouvé au bord du chemin.

Rapidement, Mme Lessard, qui parraine elle-même personnellement neuf enfants, se rend compte que la majorité des enfants n’ont aucun statut. «Ils n’existent tout simplement pas. C’est pourquoi l’un de mes premiers gestes a été d’en enregistrer une centaine devant l’état civil.»

Devant le juge qui a le pouvoir de délivrer les papiers nécessaires, Mme Lessard comprend rapidement comment les choses fonctionnent et s’adapte – si on veut – aux coutumes locales. «La corruption est partout. Les gens n’en revenaient pas à quel point j’obtenais les documents d’enregistrement rapidement. Généralement, cela prend au moins six mois pour obtenir ces papiers. Moi, je les obtenais en trois jours en payant

Revenue au Québec en février 2007, elle repart au Burkina Faso au mois d’août de la même année, offrir ses services cette fois à l’orphelinat Un cœur pour tous. «Là, les enfants, même les bébés, dorment sur des tuiles de céramique crasseuses. Ils ont continuellement faim parce qu’il n’y a pas assez de nourriture pour tous. C’est vraiment frustrant de voir toute cette misère. Et plus la journée avance, plus c’est difficile de respirer à cause de la chaleur et de la poussière. Les plus chanceux qui vont à l’école doivent étudier le soir sous la pâle lueur des lampadaires

Elle y demeure jusqu’en décembre.

Mme Lessard garde un beau souvenir de son retour en Afrique : «Ma plus belle récompense, c’est l’accueil des enfants», souligne Toubabo Bouru. Oh, pardon, Toubabo Bouru, c’est le surnom que les orphelins lui ont donné. Toubabo signifie «La blanche» et Bouru «Pain». Pas besoin de commentaire.

Puis, la triste réalité lui explose au village : «Un jour, le pasteur qui s’occupait de l’orphelinat est, pour ainsi dire, parti avec la caisse», indique Mme Lessard. Une bénévole française a pris l’orphelinat à bout de bras et Toubabo Bouru a entrepris de l’aider. «J’ai déjà effectué toutes les démarches à mes frais pour devenir responsable de l’orphelinat et j’ai fondé l’Association Nuage d’Enfants. Mon plan d’affaires m’indique qu’il en couterait 51 000 $ par année pour prendre soin d’une vingtaine d’enfants en plus de créer plusieurs emplois. Évidemment, je n’ai pas cet argent», souligne Mme Lessard qui est en campagne de financement.

Si sa fille respecte ses choix, son fils, par contre, ne cache pas son inquiétude. «Mais je fais toujours attention», assure-t-elle.

Quoi qu’il arrive, Toubabo a déjà prévu repartir en Afrique le 1er août prochain, pour un séjour de quatre mois. «Mon but, c’est de donner un peu d’amour à ces enfants. Quand on a le virus de l’Afrique, on l’a pour toujours», conclut-elle.

Pour plus d’information, on peut rejoindre Mme Lessard
au carmen.lessard@hotmail.com


Source: Lesoleil Québec
(M)
Dimanche 4 Mai 2008 - 15:48
Dimanche 4 Mai 2008 - 15:54
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