Des informations persistantes et crédibles sur le retour de l’ancien dictateur et génocidaire Ould Taya, circulent cette semaine à Nouakchott. Pour les observateurs, ce serait un retour de l’impunité à visage découvert, un crime politique qui ne laisserait pas la diaspora silencieuse.
Si Ould Ghazouani accepte le retour d’un ancien dictateur, symbole de la déportation de milliers de négro-africains au Sénégal et au Mali en 1989, de l’exécution de 28 militaires négro-mauritaniens à Inal en 1990, c’est le retour de l’impunité. C’est Ould Taya qui a institutionnalisé l’arabisation forcée et construit un État ethno-nationaliste. Il a enfin écrasé toute dissidence par la torture et la surveillance notamment les dirigeants du premier mouvement de libération africaine de Mauritanie (FLAM). Le président mauritanien devient alors complice. Ce retour humilierait les victimes du génocide et leurs familles, veuves et orphelins qui n’ont jamais obtenu, vérité, justice, réparations et reconnaissance officielle. Ould Taya à Nouakchott sans procès et sans excuses, ce serait une gifle et une humiliation nationale. La diaspora ne resterait pas silencieuse. Ce serait une seconde déportation, une seconde exécution, une seconde humiliation. La diaspora ne l’acceptera jamais. Le silence serait une seconde déportation, une seconde exécution, une seconde humiliation. Ce serait un séisme moral parce que le retour d’un bourreau n’est pas un détail historique. Elle transformerait les capitales occidentales en tribunaux populaires en rappelant au monde que le génocide de 1989–1991 n’est pas des “dossiers clos”. Elle ferait entendre une vérité que l’État tente d’enterrer depuis plus de trente ans et ne laissera jamais la Mauritanie redevenir un laboratoire de l’injustice.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya
Si Ould Ghazouani accepte le retour d’un ancien dictateur, symbole de la déportation de milliers de négro-africains au Sénégal et au Mali en 1989, de l’exécution de 28 militaires négro-mauritaniens à Inal en 1990, c’est le retour de l’impunité. C’est Ould Taya qui a institutionnalisé l’arabisation forcée et construit un État ethno-nationaliste. Il a enfin écrasé toute dissidence par la torture et la surveillance notamment les dirigeants du premier mouvement de libération africaine de Mauritanie (FLAM). Le président mauritanien devient alors complice. Ce retour humilierait les victimes du génocide et leurs familles, veuves et orphelins qui n’ont jamais obtenu, vérité, justice, réparations et reconnaissance officielle. Ould Taya à Nouakchott sans procès et sans excuses, ce serait une gifle et une humiliation nationale. La diaspora ne resterait pas silencieuse. Ce serait une seconde déportation, une seconde exécution, une seconde humiliation. La diaspora ne l’acceptera jamais. Le silence serait une seconde déportation, une seconde exécution, une seconde humiliation. Ce serait un séisme moral parce que le retour d’un bourreau n’est pas un détail historique. Elle transformerait les capitales occidentales en tribunaux populaires en rappelant au monde que le génocide de 1989–1991 n’est pas des “dossiers clos”. Elle ferait entendre une vérité que l’État tente d’enterrer depuis plus de trente ans et ne laissera jamais la Mauritanie redevenir un laboratoire de l’injustice.
Cherif Kane
Coordinateur journaliste
Source : Kassataya

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