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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Sénégal-Mauritanie : Les réfugiés de retour attendent des terres



Cinq mois après leur retour de l'autre côté de la Vallée du fleuve Sénégal, où ils ont été bien accueillis, les réfugiés mauritaniens s'inquiètent de l'avenir. A l’approche de l’hivernage, nombre d'entre eux aimeraient à nouveau cultiver leurs terres.




SYFIA - ‘Rendez-nous nos terres ! Elles sont entre les mains de gens qui ne les exploitent pas !’, réclament à cor et à cri les réfugiés négro-mauritaniens, depuis juin dernier. Ils sont rentrés au début de l'année au pays après 19 ans d'un exil forcé au Sénégal. En 1989, un conflit frontalier avait dégénéré en violences interethniques. La plupart sont des agriculteurs ou éleveurs originaires des régions du Brakna et de Trarza, au sud-ouest de la Mauritanie, qui veulent se remettre à exercer leur activité à l'arrivée des premières pluies. Pour cela, il leur faut avant tout récupérer leurs terres.
A l’occasion de la Journée internationale des réfugiés, le 20 juin dernier, la représentante du Haut commissariat pour les réfugiés (Hcr), Régina Ndaya, avait rappelé qu’ils sont 4 100 réfugiés mauritaniens sur les 24 000 que le Hcr avait prévus de rapatrier dans leur pays d'origine depuis janvier 2008. Selon un journaliste mauritanien, 300 réfugiés supplémentaires ont, depuis lors, débarqué dans le département de Rosso, au sud de la Mauritanie.

L'Etat ne tolérera pas que des terres agricoles restent inexploitées. Sinon, il prendra toutes les dispositions garantissant leur exploitation’, a déclaré le chef de l'Etat mauritanien, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, lors de l’ouverture officielle de la campagne agricole, le 5 juin dernier à Rosso. Décidé à faire de l’année 2008, ‘une année agricole face à la crise alimentaire mondiale’, il a demandé que les terres non cultivées, soit 95 000 des 135 000 ha cultivables de la Vallée, soient mises à la disposition des réfugiés de retour. Forts de leurs compétences, ces agriculteurs lui ont exprimé leur volonté de se remettre à cultiver les terres en jachère.

Premier à réagir, l’ancien maire de la ville de Nouadhibou, à 450 km de la capitale, Nouakchott, a restitué récemment 426 ha de terres dans le département du Rkiz, au sud, par le biais de l’Agence nationale pour l'appui et la réinsertion des réfugiés (Anair). Celles-ci appartenaient à une communauté ouolof du village de Médina Gaya,, avant d'être attribuées au maire lors de l'exil des familles vers le Sénégal en 1989. Un geste analogue, portant sur 100 ha de terre, a aussi été signalé dans la région du Brakna.

Le problème foncier est l'un des principaux défis à la réinsertion des réfugiés en Mauritanie. Pour Fadel Ousmane Touré, du Regroupement des victimes des événements de 1989, ‘il faudra beaucoup de courage politique pour rétablir les réfugiés dans leurs droits, car ils ont été spoliés de leurs terres par l’ancien régime de Taya et elles ont injustement été données à d'autres.’

A leur arrivée il y a cinq mois dans le Brakna et dans le Trarza, les réfugiés négro-mauritaniens ont été bien accueillis. ‘Avant d'être installés, tous les réfugiés étaient dirigés vers le centre d'Etat civil où leurs papiers étaient établis et remis le jour même’, explique le chef du village de Médina Salam, dans le Trarza, Aliou M. Sow. Sur la place de ce village, chaque famille occupe désormais une tente estampillée Hcr et possède des nattes et des ustensiles de cuisine. Sur le sol, sont empilés des sacs de céréales (blé et riz). ‘Dès notre arrivée, nous avons reçu deux mois de ration alimentaire et un pécule de 15 000 F Cfa (environ 23 €) par semaine’, témoigne Abdoulaye Ndiaye. Expulsé de son pays en 1989, quand il avait 19 ans, Abdoulaye, aujourd’hui marié et père de quatre enfants, ne reconnaît plus l’emplacement de sa maison dans ce village qui s'appelait alors Médina Gaya. Les anciennes maisons en dur sont aujourd'hui en ruine tandis que les cases en paille ont totalement disparu.

Comme Abdoulaye, ils sont quarante-cinq pères de famille à être installés sur les trois sites d’accueil du département de Rosso. Un agent de la Croix-Rouge explique que l’Anair a commencé à réaliser des forages et des raccordements à l'eau potable distribuée par la Société nationale des eaux. L'agence a également remis à chaque famille de réfugiés trois vaches et leurs veaux ainsi qu’une dizaine de moutons, soit 1 400 bêtes au total. En attendant le lancement de la culture fourragère dans la zone, ces animaux bénéficient d’une dotation en aliment du bétail. ‘Nous complétons ce que fait le Hcr et nous faisons ce qu'il ne peut pas faire’, souligne Ndiawar Kane, responsable de l'insertion à l'Anair. Plusieurs activités économiques - teinture, aviculture, gestion des moulins à grains - ont également été lancées pour les femmes. Depuis l’arrivée des réfugiés, gouverneurs, préfets et autres personnalités gouvernementales se pressent à leur rencontre dans les camps. De quoi les combler de plaisir ! ‘Vous voyez ce téléphone portable tout neuf, dit l’un d'eux, les yeux brillants. Il m'a été offert par le fils du président de la République. Il m’a salué et m’a demandé mes conditions d’installation.’

Boubacar SYLLA


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Source: walfad
(M) avomm
Mercredi 23 Juillet 2008 - 13:53
Mercredi 23 Juillet 2008 - 14:03
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