Le HCE invité à éviter la voie de l’isolement et de la confrontation
L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique dans notre pays a organisé cet après midi à son siège à Nouakchott une vidéoconférence de presse animée de Washington par son excellence Monsieur Mark Boulware.
Au début de son mot, son Excellence s’est excusé de ne pas être parmi les journalistes invités à la conférence de presse, avant de faire lecture d’une déclaration introductive qui leur a été distribuée dans les deux langues. Une déclaration introductive qui passe en revue la position du pays de l’Oncle Sam sur la crise politique mauritanienne, notamment les dernières évolutions nées des consultations avec l’Union Européenne. Ci-après l’intégralité de la déclaration introductive :
"La semaine passée a connu une intense activité de la part d’une communauté internationale unie dans sa détermination à voir la démocratie restaurée en République Islamique de Mauritanie.
En plus des sanctions sur le voyage annoncées par les Etats-Unis il y a une semaine, l’Union Européenne a pris une position ferme et par principe avec sa demande sans équivoque pour la libération du Président Abdallahi et le retour au régime constitutionnel en Mauritanie.
Le Président de la Commission de l’Union Africaine a souligné la solidarité internationale dans la confrontation de cette crise. Les Etats-Unis se joignent au Président Ping en appelant la junte militaire à saisir l’occasion offerte par le délai de 30 jours accordé par l’Union Européenne pour prendre les mesures nécessaires afin d’éviter la possibilité de mesures supplémentaires.
Nous réitérons notre demande que le Président Abdallahi soit libéré, qu’il soit rétabli dans ses fonctions et que le régime constitutionnel soit rétabli. Nous exhortons la Mauritanie à abandonner la voie de l’isolement et de la confrontation avec la communauté internationale.
Nous demeurerons convaincus que c’est seulement à travers un retour au régime constitutionnel et la réconciliation avec la communauté internationale que la Mauritanie pourra trouver ses propres solutions légitimes et durables aux nombreux défis auxquels elle fait face".
Après cette lecture, son Excellence M. l’Ambassadeur Mark Boulware s’est prêté aux nombreuses questions posées par les journalistes dont celle relative à l’authenticité et confusions soulevées par la liste noire des restrictions établie par son pays, la coopération en matière de terrorisme, les blocages imputés à Sidioca avant le putsch….
De cette vidéoconférence de presse, les Etats-Unis auraient pris toutes les dispositions nécessaires pour manifester leur distance par rapport à un pouvoir qu’il conteste. L’absence de la presse officielle à cette conférence serait-il un premier signe qui ne trompe pas sur la détermination des américains à faire respecter le choix du peuple traduit par les urnes en février 2007 ?
Med O. Med Lemine
mdhademine@yahoo.fr
cridem
L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique dans notre pays a organisé cet après midi à son siège à Nouakchott une vidéoconférence de presse animée de Washington par son excellence Monsieur Mark Boulware.
Au début de son mot, son Excellence s’est excusé de ne pas être parmi les journalistes invités à la conférence de presse, avant de faire lecture d’une déclaration introductive qui leur a été distribuée dans les deux langues. Une déclaration introductive qui passe en revue la position du pays de l’Oncle Sam sur la crise politique mauritanienne, notamment les dernières évolutions nées des consultations avec l’Union Européenne. Ci-après l’intégralité de la déclaration introductive :
"La semaine passée a connu une intense activité de la part d’une communauté internationale unie dans sa détermination à voir la démocratie restaurée en République Islamique de Mauritanie.
En plus des sanctions sur le voyage annoncées par les Etats-Unis il y a une semaine, l’Union Européenne a pris une position ferme et par principe avec sa demande sans équivoque pour la libération du Président Abdallahi et le retour au régime constitutionnel en Mauritanie.
Le Président de la Commission de l’Union Africaine a souligné la solidarité internationale dans la confrontation de cette crise. Les Etats-Unis se joignent au Président Ping en appelant la junte militaire à saisir l’occasion offerte par le délai de 30 jours accordé par l’Union Européenne pour prendre les mesures nécessaires afin d’éviter la possibilité de mesures supplémentaires.
Nous réitérons notre demande que le Président Abdallahi soit libéré, qu’il soit rétabli dans ses fonctions et que le régime constitutionnel soit rétabli. Nous exhortons la Mauritanie à abandonner la voie de l’isolement et de la confrontation avec la communauté internationale.
Nous demeurerons convaincus que c’est seulement à travers un retour au régime constitutionnel et la réconciliation avec la communauté internationale que la Mauritanie pourra trouver ses propres solutions légitimes et durables aux nombreux défis auxquels elle fait face".
Après cette lecture, son Excellence M. l’Ambassadeur Mark Boulware s’est prêté aux nombreuses questions posées par les journalistes dont celle relative à l’authenticité et confusions soulevées par la liste noire des restrictions établie par son pays, la coopération en matière de terrorisme, les blocages imputés à Sidioca avant le putsch….
De cette vidéoconférence de presse, les Etats-Unis auraient pris toutes les dispositions nécessaires pour manifester leur distance par rapport à un pouvoir qu’il conteste. L’absence de la presse officielle à cette conférence serait-il un premier signe qui ne trompe pas sur la détermination des américains à faire respecter le choix du peuple traduit par les urnes en février 2007 ?
Med O. Med Lemine
mdhademine@yahoo.fr
cridem