Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

Le bureau exécutif de l'AVOMM

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AVOMM

Mauritanie : le gouvernement de Ould Laghdaf passe à l’offensive


Mauritanie : le gouvernement de Ould Laghdaf passe à l’offensive
Après la lutte contre la gabégie et la corruption, l’insécurité, le gouvernement de Ould Laghdaf s’engage pour 2010 à éradiquer complètement l’esclavage et apporter du sang neuf à la réconciliation nationale, deux sujets tabous jusqu’ici qui ont entravé l’unité nationale.

Ces deux nouvelles directives constituent un démenti cinglant à certains observateurs qui qualifiaient déjà l’homme de confiance du président mauritanien d’incompétent et de léthargique.

Fidèle aux engagements pris par le président Ould Aziz, le gouvernement de Ould Laghdaf promet pour 2010 d’aller plus loin que de simples promesses en s’attaquant d’abord à l’une des plaies nauséabondes de l’Etat mauritanien, les affranchis ou Haratine et les esclaves.

Dans sa politique générale présentée à l’assemblée nationale, le 6 décembre dernier, le premier ministre compte corriger ce décalage historique en permettant à cette communauté au plus bas de l’échelle sociale et qui représente prés de 35 pour cent de la population globale d’accéder en priorité aux services sociaux de base, à la formation professionnelle, à la micro-finance et à la propriété immobilière.

Pour la première fois en Mauritanie, un gouvernement ose aller à l’encontre des mentalités féodales érigées pendant longtemps en bons principes pour l’unité nationale . Ces nouvelles mesures constituent un pas en avant dans la discrimination positive que prône Ould Laghdaf dont l’efficacité devra éviter les effets pervers c’est à dire la stigmatisation de la communauté Haratine voire négro-africaine. Et aussi la compatibilité de cette mesure avec les principes d’égalité et d’équité devant le service public.

C’est un gros pari qu’il faut gagner à condition que l’émancipation Haratine bouscule progressivement tous les réseaux du clientélisme maure d’Etat et des notables négro-mauritaniens, des lobbies d’affaires du pays et en dehors.

A Nouakchott, cette frange oubliée de la population des gouvernements précédents vit concentrée dans les périphéries, les quartiers populaires et s’adonne aux plus petits métiers de vendeurs d’eau . Ceux qui sont arrivés socialement se comptent sur les bouts du doigt.

Du grain à moudre pour le gouvernement et pour les associations Haratines qui devront être reconnues officiellement comme tout le monde pour bousculer le statu quo et faire d’eux de véritables citoyens, responsables et non d’éternels assistés et soumis.

L’autre gangrène de la société mauritanienne réside dans la relégation au second plan des négro-mauritaniens( halpulaaren, sooninkés et wolofs) depuis l’indépendance du pays en 1960 malgré le dosage savant que les gouvernements successifs ont suffisamment distillé pour cacher la partie invisible de l’iceberg de la minorité visible dont l’identité a été bafouée jusqu’au paroxysme lors des événements de 89 où des milliers de Halpulaaren essentiellement ont été déportés au Sénégal et au Mali victimes de la politique raciste du régime Ould Taya .

Le premier ministre entend ainsi combattre toutes les anciennes pratiques néfastes de ses prédécesseurs qui ont pour noms : tribalisme, régionalisme, racisme et nationalisme étroit, qui ont engendré aujourd’hui le passif humanitaire. Déjà plus de la moitié des victimes sont rentrés au bercail et disséminés à travers le pays dans des conditions de vie et de réinsertion qui ne sont pas encore des meilleures.

En attendant de faire mieux, une commission nationale travaille d’arrache pied pour intégrer tous les fonctionnaires de l’Etat . Des mesures concrètes ont été prises pour réparer tous les préjudices de ces réfugiés notamment leurs indemnisations et il sera question aussi de promouvoir leur ascension sociale.

Voilà une réponse claire pour tous les sceptiques à la possibilité d’une cohabitation saine des communautés mauritaniennes et surtout une façon pour le premier ministre de l’ère Ould Aziz de donner un coup d’accélérateur à l’unité nationale et à la cohésion sociale.


source : Kane Cherif
cridem
Dimanche 10 Janvier 2010 - 11:57
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