Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Règlement du passif humanitaire se poursuit : Les familles des victimes de la répression bénéficient de terrains.


Règlement du passif humanitaire se poursuit : Les familles des victimes de la répression bénéficient de terrains.
Après les indemnisations pécuniaires versées aux veuves des victimes de la répression, le Collectif des Victimes de la Répression (Covire), partenaire de l’Etat mauritanien dans le règlement du dossier, s’emploie à remettre aux ayants droits, les dossiers de parcelles de terrain.

L’opération a commencé dimanche 8 novembre 2009 à Nouakchott. Ces parcelles à usage d’habitation d’une superficie d’environ 700 m2 situées à l’extrême nord de Tevragh-Zeina, sont sur la route de Nouadhibou. Tous les ayants droits s’y côtoient les uns après les autres. Les dossiers à remettre sont composés de la lettre d’attribution et du permis d’occuper dont les droits et taxes ont été entièrement pris en charge par l’Etat.

Cette seconde phase vient après l’indemnisation déjà apurée au profit des veuves et des orphelins. Les hommes de troupe, on s’en rappelle, avaient perçu 1 million 600 mille ouguiyas, les sous-officiers 1 million 800 mille et les officiers 2 millions d’ouguiyas.



La troisième phase à venir après la remise de ces dossiers de terrain, sera relative aux pensions à verser désormais aux ayants droits suivi d’autres actions en faveur des orphelins. En somme tout un ensemble de batteries de mesures sociales pour aider les familles des victimes, nous indique le président de Covire, M. Sy Abou.

Un processus laborieux.

Il ne fait plus de doute désormais que la gesticulation a laissé place à l’action. D’autant qu’il n’y a pas encore longtemps une liste d’environ 180 fonctionnaires (enseignants et professeurs) victimes de la bêtise humaine des années 1989-1991, devait réintégrer leurs fonctions respectives. Par ce geste, doublé du prochain règlement du dossier des fonctionnaires négro-africains, l’espoir renaît peu à peu chez les nombreuses victimes des années de braises du régime de Taya durant la période allant de 1986 jusqu’à sa chute en 2005 renversé par un coup d’Etat militaire.

On se rappelle que dès l’accession de Sidi Ould Cheikh Abdellahi à la magistrature suprême, il avait reçu au Palais présidentiel le coordinateur du Collectif des Victimes de la Répression en Mauritanie (COVIRE) en la personne de son président, M. Sy Abou Bocar le 29 mai 2007. L’entretien entre les deux hommes avait duré une heure d’horloge dans un climat serein et convivial.

Surtout que c’était pour la première fois depuis que dure le calvaire des victimes, qu’un président de la République acceptait de recevoir des représentants de suppliciés, des disparus assassinés et des survivants oubliés. La démarche avait été saluée d’autant plus qu’elle faisait renaître l’espoir chez de nombreuses familles brisées.

Lors de cet entretien, le chef de l’Etat démocratiquement élu, a écouté attentivement les doléances de ses interlocuteurs qui étaient notamment : la nécessité préalable d’identifier et de reconnaître les faits des violations graves et massives des droits de l’homme survenus entre 1986 et 1991, par les agents du système d’alors ;

le souci de leur implication, d’amont en aval, dans la recherche et la mise en oeuvre de solutions justes et équitables qui prennent en charge leurs droits imprescriptibles ; le règlement de ces contentieux dans un délai acceptable, selon les engagements pris par le Président de la République, avant son accession à la magistrature suprême.

Toutes ces doléances avaient été favorablement accueillies par le locataire d’alors du Palais présidentiel. Par la suite, force aussi est de le reconnaître, Sidi Ould Cheikh Abdellahi, assailli par d’autres problèmes, n’a pas eu le temps de tout régler. Cependant, il a tenu un de ses engagements, celui de procéder à un retour effectif des déportés, le seul qu’il a pu entamer avant de s’empêtrer dans des problèmes politiques inextricables jusqu’à son renversement. La volonté politique ne lui faisait certainement pas défaut, toutefois trop d’adversité ont jalonné le chemin de ses ambitions politiques.

La volonté politique s’affirme encore plus.

Son tombeur, Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas démérité, pour avoir repris le flambeau en engageant des gestes forts au service de l’unité et de la concorde nationale. Parmi ces gestes forts, celui de décider d’organiser une prière aux morts à Kaédi et demander le pardon pour le mal qui a été fait. Sous un soleil de plomb, devant des centaines d’habitants de Kaédi, Ould Abdel Aziz prenait la parole. « Nous avons décidé courageusement de panser les plaies encore béantes », martèle-t-il.

Avant de poursuivre : « Aucune indemnisation, aucune compensation n’équivaudra jamais à une vie humaine ». Un message ponctué par les approbations de la foule. « L'histoire des peuples n'est pas faite que de gloire et de moments de joie et de fierté. Les annales de notre histoire enregistrent des moments difficiles pleins de tristesse et de mélancolie. Mais grâce à notre à notre attachement à la religion musulmane et notre foi en Allah, la raison et la sagesse avaient toujours fini par nous réconcilier avec nous-mêmes », dira Ould Abdel Aziz écouté par toute la vallée des larmes meurtries par des années de répressions, d’humiliation et autres avant d’ajouter :

« Fidèles à ses traditions séculaires et grâce aussi à notre amour pour la patrie et à nos valeurs culturelles, nous avons décidé courageusement de panser nos blessure encore béantes et de tourner une page faite à la fois d'atrocité et de grandeur d'âme, une page où le pardon et la miséricorde l'ont emporté sur l'aveuglement et l'obstination. L'être humain est en effet irremplaçable dans son milieu.

Je sais que si les ayant droits des victimes à la mémoire desquels nous allons prier dans quelques instants ont accepté la procédure proposée par la commission chargée de résoudre la question du passif humanitaire, c'est parce qu'ils sont décidés de venir à bout de l'agression par le pardon et repousser le mal par ce qui est meilleur. Qu'ils sentent aujourd'hui la commisération et la solidarité de tous les mauritaniens.

Aux veuves et aux orphelins que nous compatissons du fond du coeur, je voudrais dire que nous sommes là pour mettre fin aux souffrances du peuple quelle que soit leur nature. Je voudrais aussi dire aux mauritaniens que les évènements douloureux des années 90 sont étrangers à nos comportements et à nos valeurs. Ce genre d'infraction à la morale et aux lois civiles, ne doit plus jamais se reproduire chez-nous.

Je voudrais dire également à ceux qui ont contribué, de près ou de loin, au succès du combat mené par les ayant droits des victimes que leurs efforts n'ont pas été vains. Qu'ils trouvent ici l'expression de nos sincères remerciements ». Depuis, les choses sont allés très vite et malgré le déchaînement des passions où là, le règlement du dossier se poursuit.

Moussa Diop

source : Le Quotidien de Nouakchott
Mardi 10 Novembre 2009 - 17:39
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