Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

M.Ngolo Diarra, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

M. Demba Fall, trésorier

Chargé des droits de l’homme et des relations extérieures, M. Sarr Ousmane Abdoul

Chargée de l’action humanitaire, Mme Dia Rougui

Chargée de l’organisation, Mme Diop Marième

M. Boubacar Thiam, commisaire aux comptes

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AVOMM

Rentrée scolaire 2008-2009 : L’école malgré la crise

Depuis le 6 août, la Mauritanie vit une phase spéciale. Tellement le « Mouvement de rectification » peine à prendre ! Le spectre, de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et du changement par les urnes d’aucuns veulent toujours y croire. Du coup c’est la crise qui s’installe et la Mauritanie qui étouffe.


Rentrée scolaire 2008-2009 : L’école malgré la crise
En attendant l’issue rêvée, et pendant que le général Mohamed Abdel Aziz se dépense sans compter pour faire admettre son élan de « rectification », le Ministère de l’Education maintient sa rentrée scolaire 2008-2009. Elle a eu lieu ce dimanche 12 octobre. Et rien ne semble avoir été négligé. Pour en faire une réussite. C’est l’engagement donné par le nouveau de l’Education Mr Ahmed Ould Bah, dans son allocution prononcée la veille de l’ouverture des classes.

Les écoliers mauritaniens ont repris le chemin des classes. Une rentrée scolaire 2008-2009 amplement surveillée. « Nous avons tenu à ce qu’elle ne souffre nullement de l’ambiance qui prévaut dans le pays le changement intervenu à la tête de l’Etat le 6 août », dit un cadre du Ministère de l’Education. En effet, peu misaient sur une bille la reprise des cours dans cette atmosphère. « Nous avons entendu toutes sortes de rumeurs, poursuit le même fonctionnaire.



On est allé jusqu’à laisser entendre que cette année il n’y aura pas d’ouverture. Que les enseignants sont tous contre ce qui est intervenu le 6 août, donc qu’ils n’allaient par conséquent pas répondre à l’appel ». Pour l’instant, on peut dire que l’école a surpassé la crise politique aux conséquences et issues incertaines. Et le Ministère de l’éducation nationale n’a pas failli à la tradition : il affiche, sans réserve, son optimisme. Affirmant haut et fort que tout a été mis en œuvre pour une bonne réussite académique.

Ambitions et état des lieux

Selon des données publiées par le Ministère de l’Education Nationale, l’effectif des élèves du public a baissé. Il passe de 438.805 élèves, en 2006/07, à 427.804 en 2007/08. Les écoles publiques ont connu, par contre, une hausse : de 3.521, en 2006/07, elles atteignent les 3647 en 2007/08. Mais faut-il signaler que plus de 77,5% des écoles publiques sont à structures incomplètes, avec de fortes disparités régionales : de plus de 93% au Hodh El Gharbi à 3% à Nouakchott.

Le nombre de salles de classes s’élève en 2007/08 à 10493 dans le public dont près de 30% en mauvais état. Plus de 79% des écoles publiques souffrent d’un déficit important en mobiliers et équipements scolaires. Le manque est surtout souligné pour les tables bancs. Il faut plus de 66 369 unités pour combler le déficit.

En ce qui concerne le corps enseignant, présent dans les écoles, il est composé, en 2007/08, de 10.649 dans le public. Le pourcentage des femmes dans les effectifs d’enseignants du fondamental s’élève à 37%. L’encadrement est assuré par 212 inspecteurs dont 53 IDEN (Inspecteurs départementaux de l’éducation nationale). En 2008 quelques 714 enseignants ont achevé leur cycle de formation à l’Ecole Nationale des Instituteurs (ENI). Répartis en 259 instituteurs et 455 instituteurs adjoints, tous sont prêts à exercer cette année et ont même été déployés sur l’ensemble du territoire.

Les effectifs des élèves de l’enseignement secondaire général (public et privé) s’élèvent en 2007/2008 à 95 195. Le premier cycle secondaire compte 65 873 élèves alors que le second cycle en compte 30 322. Les effectifs de l’enseignement secondaire public sont passés de 82.148 élèves en 2006/07 à 74.200 élèves en 2007/08, soit une baisse de 10%. Dans le même temps, le nombre d’établissements d’enseignement secondaire général public est passé de 181 en 2006/07 à 184 établissements en 2007/08. Une faible progression.

Quant à l’enseignement privé, il affiche lui aussi sa face. Au fondamental on estime son effectif, en 2007/08, à 45.884 élèves (9,7% de l’effectif total). Ce nombre est réparti entre 249 écoles, contre 118 établissements au secondaire pour 21 995 élèves.

On peut dire donc qu’il reste beaucoup à faire. « C’est incontestable, dit Moktar Ould Djay, Conseiller du Ministre de l’Education et chargé du Suivi et d’évaluation et rédacteur du document de Communication présenté en Conseil des ministres. Mais beaucoup de choses ont été soulignées qui permettent de corriger les lacunes ou insuffisances. Et les corrections n’ont pas été apportées qu’en amont, elles se poursuivront tout au long de l’année puisque la vigilance doit rester de mise ».

L’examen des principaux indicateurs mesurant les performances de l’enseignement fondamental et secondaire montre des avancées relativement importantes en termes d’accès et d’équité et fait ressortir des faiblesses en terme de rétention et de qualité. En effet, en terme d’accès, le taux brut de scolarisation (TBS) au niveau du fondamental était à 95,1% en 2007/08, enregistrant ainsi une baisse de trois points (3) par rapport à 2006/07. Le taux brut d’admission (TBA) en première année du fondamental s’élevait, en 2007/08, à 130%.

Pour ce qui est de l’équité, les filles ont représenté, en 2007/08, 50,3% des effectifs du fondamental et 46,2% au secondaire. Tout comme les écarts entre les wilayas se sont réduits, les régions ont enregistré des TBS supérieurs à 81% et des TBA supérieurs à 100%.

D’où ce constat : la capacité du système à retenir les élèves, malgré l’amélioration enregistrée ces deux dernières années, le taux de rétention en fin du cycle fondamental reste très faible. Il est passé de 44% en 2006/07 à 53% en 2007/08. Autrement dit, un élève sur deux abandonne l’école avant la sixième année.

Dans cette appréciation, la qualité de l’enseignement occupe une place prépondérante. Les résultats des derniers examens nationaux ont confirmé la faible qualité de notre système éducatif. Le taux de réussite au concours d’entrée, en première année secondaire, a été de 34,9%, pour l’année écoulée, dont seulement 17,7 ont une moyenne de 10. De même, le taux de réussite au Brevet n’a été que de 9.23% dont seulement 3,5% ont plus de 10/20. Le taux de réussite au Baccalauréat, malgré son amélioration par rapport à l’année passée, reste faible (19.63% en 2007/08 contre 12,85% en 2006/07).

Les faiblesses de l’enseignement fondamental et secondaire sont, en grande partie, consécutives au résultat de contraintes structurelles liées à la réforme de 1999. Tant dans sa conception que dans son plan de mise en œuvre. La faute à l’inefficacité du dispositif de gestion et de pilotage et à l’environnement exogène du système. On peut dire donc que les contre-performances, en termes de rétention et de qualité, sont les résultats de contraintes de différents ordres.

Un supérieur mieux surveillé

Au supérieur, le nombre d’étudiants inscrits à l’Université de Nouakchott, en 2007/08, était de 11 755, soit une légère hausse par rapport à l’année 2006/2007 (11 717 étudiants). Les filles représentaient 29% des effectifs pour la même période.

Il convient de signaler que la proportion des étudiants inscrits dans des filières professionnelles est passée de 10% en 2006/07 à 12,2% en 2007/08. Les étudiants boursiers représentaient 36% des inscrits. En plus des bourses, des aides sociales ont été attribuées à 2348 étudiants non – boursiers. Ces efforts ont donné, en 2008, 1298 diplômés dont seulement 185 appartenant à des filières scientifiques.

Côté corps professoral, l’Université de Nouakchott, semble manquer d’effectif. Elle ne compte que 459 professeurs dont 279 permanents et 180 vacataires. S’agissant des infrastructures, l’Université de Nouakchott dispose de 62 salles de cours, 7 Amphithéâtres, 34 laboratoires, 7 Bibliothèques et centres de documentations. Il est à signaler que les infrastructures de l’université étaient destinées à accueillir 7000 étudiants.

Il apparaît que dans l’un et l’autre cas, nous soyons loin des attentes. « Nous devons être plus regardant sur notre université, confie un professeur. Il est absolument nécessaire de trouver les moyens d’intéresser certains chercheurs à l’université. Mais pour se faire, il faudra d’abord motiver ceux qui sont là, ceux qui demeurent depuis de nombreuses années vacataires et faire des ouvertures. L’université, c’est l’avenir de toute nation. Donc il faudra mieux la surveiller, voire la cajoler ».

De l’espoir malgré tout

Malgré les profondes inquiétudes, qui peuvent être notées ça et là, l’espoir reste de mise. La rentrée scolaire et universitaire 2008-2009 pourrait connaître de nettes améliorations. Et pour cause. Les projections, et les améliorations envisagées, s’inscrivent avec optimisme dans des orientations stratégiques novatrices. Le document, présenté en conseils des ministres, montre de grandes lignes jusque là peu explorées. Voilà pourquoi, le MEN n’a pas hésité à communiquer sur sa stratégie. Même si celle-ci invite à des réserves.

On annonce que la rentrée 2008/2009, au fondamental, devrait passer de 473.688 en 2006/2007 à 518.613 élèves dont 468.308 élèves dans les écoles publiques, soit 90% du total des élèves. Partant, pour faire face aux besoins en enseignants et des inspecteurs pour l’année scolaire 2010/2011, les écoles normales d’instituteurs (ENIs) devraient accueillir 700 nouveaux élèves –maîtres.

Quant à l’Ecole normale supérieure (ENS), elle devra se préparer à recevoir 80 inspecteurs au titre de l’année scolaire 2008/2009. Mais il lui faudra 300 nouveaux élèves professeurs pour répondre aux besoins de l’enseignement secondaire en 2010/2011. Puisque, au secondaire général, on a connu une hausse. L’effectif d’élèves passe de 96.195, en 2007/2008, à 103.839 en 2008/09 dont 80 096 élèves dans le public. Le premier cycle secondaire public accueillera 56 732 élèves, contre 23 364 pour le second cycle.

Tout porte à croire donc que les ambitions sont là. Et l’état de veille permanent. Il faut croire ainsi aux améliorations annoncées par le biais de nouvelles mesures. Celles-ci sont de deux ordres. Des mesures générales concernant le système dans sa globalité et des mesures spécifiques à chaque ordre d’enseignement.

Dans l’ordre général, il est envisagé : le respect strict du calendrier scolaire ; l’amélioration de la ré-allocation des ressources ; la motivation des enseignants méritants; la révision des mécanismes de gestion des examens nationaux; la réorganisation de l’enseignement privé; l’organisation des Etats Généraux de l’Education (EGE).

En mesures spécifiques, on ne manque pas d’être regardant. Au niveau de l’enseignement fondamental : l’encouragement du regroupement des écoles de petites tailles ; la distribution des fournitures scolaires à tous les enseignants et à tous les élèves; l’amélioration de la qualité et de l’impact des cantines scolaires; l’amélioration de l’encadrement de proximité; l’accélération du programme de construction des salles de classes.

A ces mesures, il faudra ajouter l’achèvement du programme de reconversion linguistique qui s’est déroulé avant la rentrée. Il y a aussi la distribution et l’utilisation des outils de gestion dans les écoles, les structures départementales et régionales. Autre fait, à souligner, l’acquisition et la distribution de 30 000 tables bancs au cours de l’année scolaire.

Au niveau secondaire, « il faudra se féliciter, soutient toujours Moktar Ould Djay, de l’acquisition et de la distribution avant la rentrée scolaire de 322 859 manuels du premier cycle secondaire. Sans oublier la réception, avant la rentrée, de 10 collèges et de 2 extensions de lycées. Avant avril 2009, 12 salles de classes seront réceptionnées dans les établissements de Nouakchott. Tout ne peut se faire d’un coup, tient à rassurer le conseiller, mais à coup sûr il y aura des améliorations certaines ».

Pour compléter toutes ces innovations, le Ministère envisage l’organisation d’une expérience pilote pour l’enseignement de l’informatique en quatrième année du collège. Cela va commencer par l’organisation de cours de renforcement dès le début de l’année scolaire, pour les élèves de la 4AS et de la terminale. En cours aussi une étude de faisabilité, pour l’ouverture d’internats, pour les élèves du secondaire. Ces internats seront présents dans toutes les régions.

Dossier réalisé par Adama Fofana et Bios Diallo


Baromètre des enseignements

Le corps professoral dans les classes de l’enseignement secondaire général se compose de 2992 professeurs en 2007/2008. Selon les résultats du recensement effectués en 2007, 39,8% enseignent des disciplines scientifiques (Math, PHC ou SCN), 21,2 enseignent des disciplines littéraires (HG, PH, IMCR..), 18,7% enseignent l’arabe, 12% enseignent le français et 8,3% enseignent l’anglais. Il est à signaler que 61% de professeurs des disciplines scientifiques sont des arabophones et 15% de professeurs de disciplines littéraires (philosophie et Histoire – Géographie) sont des francophones.

Des parents veulent monter la garde

Pas d’année scolaire réussie sans parents d’élèves ! Si ces derniers ont été jusque là éclipsés, la Fédération Nationale des Associations de Parents d’Elèves et d’Etudiants (FENAPERIM) vient rappeler son rôle. « C’est nous qui envoyons nos enfants à l’école. Donc nous les confions au Ministère, souligne Mme Fatimetou Mint Hamady, Secrétaire exécutive chargée de la formation et de l’information de l’Association.

Il est dès lors impératif que nous sachions dans quelles conditions étudient nos enfants et ce qu’on leur apprend ». Fini alors le temps où le Ministère décidait seul des programmes scolaires et horaires à imposer à nos bambinos ?

« Jusque là, poursuit Fatimetou nous n’avons pas été très associés. Mais nous venons d’adresser une lettre, au Ministre, par laquelle nous attirons son attention sur la nécessité de collaboration avec notre Association qui a tenu le 6 août dernier son assemblée et qui dispose de relais dans toutes les localités du pays ayant une classe. Donc les informations remonteront à chaque fois et nous ne manquerons pas de les répercuter chez qui de droit ».

Les parents d’élèves ne surveilleront pas que les programmes scolaires, mais aussi garderont un œil vigilant sur les enseignants absentéistes, les marmites des cantines scolaires (celles-ci, en 2007-2008 étaient de 1350 cantines fonctionnelles dont 1237 dans des écoles publiques. Le nombre de rationnaires de 136 083 dont 129 973 dans des écoles publiques). « Notre rôle sera aussi, tient à préciser Fatimetou d’encadrer nos enfants dès la maison.

En tenant à ce que les enseignants et professeurs soient mis dans les meilleures conditions afin de leur permettre d’exercer librement et efficacement leur travail, nous rappelons par ailleurs à nos enfants les bons réflexes à tenir. Notamment qu’ils évitent, par exemple, certaines tenues indécentes à l’école ou l’usage du téléphone portable en plein cours. Sans oublier les autres gadgets novateurs mais nuisibles à l’éducation, à la bonne scolarisation.

Pour nous donc, conclut Mme Fatimetou Mint Hamady, l’objectif est de réussir la scolarisation de nos enfants. Pour cela nous avons besoin et du soutien des parents d’élèves, et de celui du gouvernement mais aussi de tous les partenaires intervenants dans le système éducatif ».

La FENAPERIM a pour slogan : « L’école, une mère qui éduque et un rempart qui protège » ! Autant dire que les parents d’élèves sont déterminés à monter la garde !

Bios Diallo




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Il était une fois… Nebghouha

Le redressement du secteur de l’Education figure en bonne place dans le programme du Haut Conseil d’Etat. Dans son premier discours à la nation, le président du HCE le général Mohamed Ould Abdel Aziz a promis une refonte du système éducatif qui, dit-il, va s’inspirer des réalités nationales tout en s’ouvrant sur l’extérieur.

Il s’agit là d’une bonne nouvelle pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui n’ont de cesse de demander à ce qu’on donne la priorité à ce secteur. On le sait, sans une école bien formée toutes les actions de développement ne seront que vouées à l’échec. Il en est ainsi même de la valse vertigineuse des ministres. Peu d’entre eux ont réussi à faire long feu. Tellement le mammouth est énorme et se refuse à des solutions approximatives.

La dernière tentative, de remise du secteur sur les rails, a été étouffée. Dans l’œuf. Et c’était une initiative de Madame Nebghouha Mint Mohamed Vall. En effet, quoiqu’on dise, avec l’avènement du premier gouvernement de l’ère Sidi on avait assisté à la mise en œuvre d’un certain nombre d’actions constructives et audacieuses. Parmi elles il y avait la volonté affichée de la ministre de l’Education.

Mme Nebghouha Mint Mohamed Vall, de l’avis de plusieurs observateurs, fut l’un des meilleurs ministres de l’Education que la Mauritanie ait jamais connue. Et son statut de femme n’avait rien à voir dedans. Au contraire, là où on pensait ce statut la piéger ou lui valoir des handicapes, Nebghouha a usé de son esprit d’initiative.

Tout le monde sera surpris par sa poigne. Elle a donné des leçons, et de bonnes leçons, à un secteur qui était devenu miné et gangrené par la médiocrité et l’affairisme. Effets qui avaient déteint sur des fonctionnaires de l’Education démotivés et depuis de longues années absorbés par leurs problèmes de survie.

Même si elle n’a pas achevé l’année scolaire 2007-2008, celle-ci a été marquée par l’initiation d’un certain nombre de réformes conséquentes. Lesquelles ne visaient que l’amélioration de la productivité du système. C’est ainsi qu’on a constaté des réformes allant du recrutement des DREN, sur des bases objectives, au redéploiement du corps enseignant en passant par l’amélioration du traitement du personnel.

D’un autre côté, cette même ministre avait innové en appliquant le principe de la gouvernance par la concertation. Les syndicats enseignants ont été, pour la première fois, invités à dire leur mot sur la politique menée par le Ministère. Ce qui leur permettra d’être associés à toutes les commissions (affectations, promotions, etc.).

Ironie de l’histoire, c’est cette ouverture qui aura coûté très cher à Mme la ministre qui n’a pas pu contenir les revendications ambitieuses, légitimes du reste, des enseignants. La conséquence regrettable a été la grève de 45 jours déclenchée par le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire (SIPES). Arrivée en pleine fin d’année scolaire, mai-juin, elle a porté un grand préjudice au bouclage de l’année académique. Et la ministre ne lui a pas survécu.

Nebghouha Mint Mohamed Vall est partie en laissant un héritage positif, même si ses mesures ne plaisaient pas aux adeptes de la paresse. L’effort qu’elle a consenti est rare pour être souligné. Espérons que les nouvelles autorités intègrent les acquis et s’attèlent à aller plus loin. Son successeur gagnerait donc à marcher sur ses pas. Il y va de l’intérêt du système éducatif.

AF & BD

Al Mourabit N°13 du 13 octobre 2008

source : Al Mourabit
Mardi 14 Octobre 2008 - 08:58
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