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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Al-Qaïda Mauritania Ltd.

....''N’est-ce pas, tous les coups de force et tous les coups de sang en Mauritanie ont cherché à tout prix à passer, d’abord, par les ondes pour conquérir les esprits d’une population de bédouins envoûtés par le mythe de la technologie de l’information. Tous les coups durs sont passés ou, à défaut, ont essayé de passer à travers les micros de la Radio et de la Télé : les 10 juillet, les 16 mars, les 12 décembre, les 8 juin, les 3 août, etc. Il n’y eut, à ma connaissance, aucune dérogation à cette règle.''.....


Al-Qaïda Mauritania Ltd.
Ouf, quelle semaine... ! Celle qui vient de s’écouler. Tout le monde s’accorde qu’elle a été particulièrement agitée à Nouakchott. Les habitants de la capitale en ont vu de toutes les couleurs. La ville a essuyé un véritable cauchemar digne d’un film américain d’horreur du type de "la Maison des 1 000 Morts" de Rob Zombie ou de "Hostel" d’Eli Roth. Le chamboulement des faits malheureux les plus divers a été aussi disproportionné que maladroit. Depuis l’évasion de Sidi des mains de la justice. Bien entendu, je parle de Sidi Ould Sidna, en passant par le départ impromptu de l’Emir du Qatar qui était en visite officielle chez nous, les accrochages meurtriers de "Tevragh-Zeina-Lemghayti 2.0.", le fiasco de la nouvelle échappée des jeunes salafistes, la "visite officielle" du président de la République à l’hôpital national, le point de presse du porte-parole du Gov.mr, la bavure policière à l’issue du carnage au quartier "Sukuki" et, enfin, l’arrestation "très musclée" de "Maarouf Ould Heiba", le jeune salafiste travesti. Une véritable ambiance de "sauve-qui-peut" du célèbre film suisse de Jean-Luc Godard.

Au passage, je ne vous cache pas que je suis consterné par l’attitude incongrue de nos "défenseurs agréés" des droits de l’homme qui ont brillé, cette fois-ci, par leur mutisme intrigant. Ils sont, peut-être, partis en vacances aux îles Salomon. Mais c’est scandaleux quand même ! Aucune voix ne s’est élevée jusqu’à présent pour dénoncer la manière avec laquelle l’arrestation du jeune salafiste "Maarouf" a été opérée. Pourtant, des images obscènes, dignes d’un "Abu Ghreib" à la mauritanienne, ont été relayées avant-hier par la plupart des chaînes de télévisions du monde entier.

Quels bizarroïdes de Mauritaniens sommes-nous ! On se hâte pour dénigrer les infamies "d’Abu Ghrib", de "Guantanamo", etc., mais on passe sous silence nos propres grossièretés ! N’est-ce pas nos "machins" là des droits de l’homme ne devraient-ils pas dire clairement que ces comportements sont tout simplement indignes d’un Etat de droit ? État de droit, citoyenneté, changement, des trucs comme ça..., pourtant si cher à nos politiques et à nos orateurs existent-ils réellement en dehors de la télé ? Demandez à Ban Ki-moon !

Eh bien, qu’est-ce qu’ils attendent donc, pour dénoncer ces outrances nos machins ? Je pense que s’ils n’attendent pas "un geste" de quelque part, ils ne doivent pas avaler leurs langues du jour au lendemain. Sinon, on attendra, de nouveau, les autres : les FIDH, les RADHO, l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), les Human Rights Watch, les Amnesty international, etc., après on va réagir en écho. Chez nous, nos machins sont toujours l’écho de quelque chose qui existe en dehors de nous-même. Alors, ça c’est ce qu’on appelle dans les manuels l’hypocrisie, la schizophrénie, la salafisto-phobie, le deux poids deux mesures, etc. ! Bon, je n’ai pas besoin de rappeler, ici, à nos machins des droits de l’homme que la présomption d’appartenance à "Al-Qaïda", "BAQMI", "Salafistes", etc., n’autorise aucune soustraction aux droits de la personne. Les droits de l’homme, ce sont les droits de l’homme. Ça s’applique ou ça ne s’applique pas ! Un point à la ligne.

Alors, n’étant ni salafiste, ni machin des droits de l’homme, je n’éprouve aucune envie d’aller plus loin dans ce sujet. Ça, je le dis comme ça, mais, sincèrement, ce n’est pas mon boulot ! Moi, ce qui m’intéresse c’est tout à fait autre chose. La question pertinente pour moi, c’est pourquoi il n’y a pas eu de trêve entre les belligérants durant ce week-end ? Les belligérants pour moi sont clairs : le peuple mauritanien, Sidi et Zein n’étant pas dans le coup, eh bien l’affaire est strictement entre les "salafistes" et les "CMJDeistes" du reste. Mais pourquoi cette profusion de psychose qui semble être perpétuée à dessein ? Ou bien s’agit-il des prémices d’un autre plan d’urgence, à base de névrose, en guise d’avant-goût sulfurique du très attendu "Plan national d’urgence" initié, nous dit-on, pour sauver les populations de la disette qui s’annonce ?

C’est curieux, il paraît qu’il y a eu quelques escarmouches au quartier de "Carrefour" et plusieurs villas ont été assiégées dans la zone du "centre émetteur" à "Tevragh-Zeina" durant la journée de vendredi à samedi. Bon dieu, mais ce n’est pas vrai tout ça ! Visiblement, ces nomades mauritaniens sédentarisés accidentellement, n’ont plus aucun respect pour la sainteté du vendredi. Allez-y voir le statut spirituel du vendredi dans les nomenclatures classiques du "Hadith echérif" ou bien référez-vous à l’interprétation du mythe de "vendredi", faite par la très brillante sociologue camerounaise Axelle Kabou, dans son chef-d’œuvre "Et si l’Afrique refusait le développement". D’autant plus que le vendredi est une journée payée et chômée ! Les gens ont droit, quand même, à un peu de sérénité chez eux avec leurs enfants et leurs familles. Ne serait-ce que pour casser la croûte.

Et puis, plus grave encore, beaucoup de gens n’ont pas pu aller à la prière de la "Djouma" de peur d’être pris pour cibles dans cette chasse aux sorcières, engagée un peu à l’aveuglette, contre des jeunes salafistes ISO 900, made in RIM. S’il vous plaît, arrêtez-moi cette pagaille... Vous n’avez même pas de respect pour les réfugiés fraîchement revenus du Sénégal ! Les pauvres réfugiés et les esclaves, forts de "leurs" lois savamment concoctées, ils sont tous fiers de retrouver leur patrie et leur liberté perdues, hélas, les "salafistes" et les "CMJDeistes" les accueillent avec des Paf, Paf, Paf, alors, ça ce n’est pas sérieux ! C’est du sabotage !

Mais, donc, qui est-ce qui a ouvert la boîte de Pandore ? Personnellement, je suis persuadé que tous les maux du pays viennent d’abord par les "médias publics", les "établissements publics" et les "machins publics". Absolument ! C’est comme ça. Bon, je sais que les gens d’"ADIL-sa" et du consortium "El-Mithaq.Inc" ne partagent pas nécessairement le même avis que moi. Mais, c’est là l’unique preuve tangible de notre démocratie à la mauritanienne. La règle de jeu est toute simple : moi, je dis ce que je veux et, eux, ils font ce qu’ils veulent. Le reste étant des parures, des banderoles et des "histoires".

Comment vous expliquer tout ça ? Ce n’est pas facile du tout. Il me faudra de longues séances avec l’émission de "Radio citoyen" pour y arriver. Si seulement, quelqu’un d’entre vous pourra me contredire, il n’a qu’à me rendre service. La police a raison, le fond du problème de la Mauritanie il faut le chercher du côté du "centre émetteur". N’est-ce pas, tous les coups de force et tous les coups de sang en Mauritanie ont cherché à tout prix à passer, d’abord, par les ondes pour conquérir les esprits d’une population de bédouins envoûtés par le mythe de la technologie de l’information. Tous les coups durs sont passés ou, à défaut, ont essayé de passer à travers les micros de la Radio et de la Télé : les 10 juillet, les 16 mars, les 12 décembre, les 8 juin, les 3 août, etc. Il n’y eut, à ma connaissance, aucune dérogation à cette règle.

Ce n’est pas pour rien que les jeunes salafistes ont choisi la fameuse zone du "centre émetteur" pour installer leur quartier général. C’est normal que les villas de cette zone servent d’entrepôts et de caves pour dissimuler les armes et les munitions d’Al-Qaïda à Nouakchott. Ils savaient pertinemment que, pour passer à l’action le jour-J, le mieux c’est d’être le plus proche des machins des médias publics. Comme ça, le moment venu, ils passeront leur premier "communiqué au peuple" à la radio et à la télé sans problème.

C’est pour cette raison, et pour bien d’autres, que je souhaite vivement que le parquet de Nouakchott et les forces de l’ordre, tous corps confondus, opèrent une minutieuse perquisition immédiatement chez Radio Mauritanie (RM), chez Télévision de Mauritanie (TVM) et chez l’Agence mauritanienne d’informations (AMI). C’est là-bas que se trouvent les germoirs du mal, c’est là-bas que se trouve la boîte de Pandore, cette malédiction qui attise tous les démons sur notre pays. Mais pourquoi ne pas les fermer, au moins pour une journée ou deux ? Une journée ou deux sans tabac, sans voitures et sans RM et TVM ! Ça, c’est fantastique.

Alors, devant cette inquiétante situation de véritable bric à brac de malheurs qui s’abattent actuellement sur notre pays, nous avons décidé, les enfants à la maison, "leur mère" et moi-même, de faire quelque chose. Voilà, nous avons l’idée de "faire" une "initiative", une "Moubadara" comme on dit dans le jargon de notre pays. Vous savez, en Mauritanie, il y a trois choses qui sont extraordinairement importantes : le thé à la menthe, le lait de chamelles et les initiatives ou "Moubadarat". En plus, une initiative c’est comme une ONG, une épicerie ou un parti politique, ça peut rapporter gros ! Vous voyez les gens là qui sont bien aisés, ceux qui roulent en VX ou en limousines feutrées, au départ, ils avaient, chacun, leur propre initiative. Très flexible, une "Moubadara" peut servir à appuyer untel "Vlan" ou bien à ruiner untel "Vlan". Et, hop... Un bon matin, le coup de chance arrive par la cheminée ! Le mec se réveille... il est PM, ministre, SG, maire de Nouakchott, député, ambassadeur, sénateur, directeur de la télévision, chef d’état-major, que sais-je ? C’est ça les bonnes initiatives. Les vraies "Moubadarat".

En tout cas, nous, notre initiative est beaucoup plus modeste. Mais elle commence quand même à prendre de la forme. Jusqu’à présent, nous avons reçu l’adhésion à notre "Moubadara" de la part d’un pique-assiette "Tekoussou", du gardien de la station Total à côté, du vendeur de fruits et du blanchisseur. En réalité, j’hésite encore à y associer le boutiquier du coin. Son attitude ne m’inspire pas confiance. Certains disent que c’est un "salafiste" déguisé en marchand, d’autres le prennent pour une taupe. Mais nous sommes quand même très enthousiasmés pour y aller de l’avant avec notre "Moubadara". "Bismillah".

Concernant nos objectifs, nous n’avons que deux grands objectifs seulement, pas plus. On n’a pas voulu se casser la tête avec trop de baratin. Et puis, on n’a même pas le temps pour toutes ces interminables réunions et discours "à sec".

Ainsi donc, nous avons décidé de mettre en valeur notre foi en Allah et notre indéfectible confiance au peule mauritanien pour créer une initiative appelée "Peuple de rien du tout" (PDRDT). Notre logo, c’est une marmite vide. Notre devise, c’est : "Pain, paix et pomme de terre". Notre slogan, c’est "Tous les gens de la marmite, unissez-vous". Mais, il y a un mais ! Je n’ai pas encore informé le Hakem sur notre initiative, j’ai horreur qu’il ne soit tenté de nous entraîner dans le cercle vicieux des "Journées nationales de concertation" ne serait-ce que pour avoir un peu de carburant. N’est-ce pas, comme on dit : si vous voulez tuer une bonne idée, prenez-la dans des journées de concertation. Et, c’est fini pour de bon, on n’en parlera plus jamais !

Alors, je sais que déjà vous brûlez d’envie pour savoir quels sont nos deux objectifs ? Mais, bon, on ne dit pas tout de suite ses objectifs à chaud comme ça. Regarder chez le parti ADIL, on fait mûrir à feu doux ses objectifs avant de bondir en saut libre. Si vous êtes végétarien, allez-y voir le projet de parti politique du candidat Zein, ça ne va pas, non plus, comme sur des roulettes. En fait, rien ne sert de courir, il faut "partir" à point. De toute façon, nous, "on" est bien décidés à aller de l’avant, c’est parti, c’est parti la "Moubadara".

Dans le premier point de presse que nous allons tenir bientôt, nous allons dire, grosso modo, ceci : "Mauritaniens, Mauritaniennes ! Ô, peuple de héros ! Notre mouvement citoyen ’Peuple de rien du tout’ (PDRDT) a l’honneur de vous présenter ses deux objectifs. Premièrement, nous allons opérer une réconciliation nationale à travers des bons offices que nous allons entreprendre pour lever tous malentendus de tout genre entre les forces vives et les différents leaderships de notre pays afin d’être unis pour servir ensemble l’intérêt suprême de la nation, sa stabilité et son développement durable. Deuxièmement, nous allons œuvrer pour remplir la marmite de chaque citoyen, afin que la disette, la pauvreté et la famine ne soient pas les alliés naturels de la violence et de l’extrémisme de tout bord dans notre pays". Stop. Le spot publicitaire, à vous de jouer.

Enfin, vous voyez, ce n’est pas mal comme discours de commencement ! Je suis certain que des speechs comme ça augurent des beaux jours qui attendent notre mouvement citoyen (PDRDT). C’est du moins l’avantage de la clarté par rapport à tous les autres acteurs ! Notre mouvement fera contre mauvaise fortune bon cœur. A défaut de popularité, nous allons "vendre" la clarté. Oui, oui, "vendre", c’est vendre, je le dis sans complexe ! D’autres vous diront pratiquement la même chose en arabe malmené, mais avec beaucoup de détours, de paraboles et des interminables Euuu, Euuu, Euuu. Bien plus tard, vous allez réaliser qu’ils vous ont, tout simplement, vendus. Mais bon, en Mauritanie, c’est comme ça !

Nous sommes tous des commerçants et nous en sommes fiers. Pensez seulement un instant au nombre de boutiques qui prolifèrent, malgré la crise, comme des champignons dans tout le pays. À Nouakchott, la concentration des boutiques par rue est la plus forte par rapport à la norme internationale ! Le nombre de boutiques sur l’axe "Carrefour - Toujounine", seulement, bat tous les records du monde. Il y a beaucoup plus de boutiques sur cet axe-là qu’il n’en existe sur la rue commerçante de Rivoli à Paris ! Je connais des villes et des villages à l’intérieur qui sont quasiment des villes-boutiques et des villages-boutiques. A Nouakchott, il y a des "Moughataas" qui sont en train de devenir des Moughataas-boutiques. C’est le cas "d’El Mina", de "Sebkha" et du "Ksar" ! Mais, ça, ce n’est pas notre problème au sein du mouvement citoyen "Peuple de rien du tout" (PDRDT). A mon avis, le problème des boutiques, c’est vraiment insoluble. Il n’y a rien à faire. La meilleure approche en la matière reste celle adoptée par la Communauté urbaine de Nouakchott : interdire les boutiques aux autres pour promouvoir ses propres boutiques.

Bon, dépassons ces détails anodins. Moi, je sais que vous allez me demander tout de suite comment nous allons atteindre nos deux objectifs cités dans le cadre de l’initiative "Peuple de rien du tout" (PDRDT). Je sais parfaitement que le peuple est un problème. Il est toujours impatient, exigeant et embêtant. Mais, attention, moi, je ne me laisse pas faire. Je sais que, même si je vous explique comment nous allons faire la réconciliation nationale entre tous les antagonistes de la scène politique, vous allez me dire : et la marmite, et la marmite ? Eh bien, attendez s’il vous plaît ! Un peu de patience !

Voici donc note plan d’action : la réconciliation nationale touchera tout le monde. Elle commencera par des bons offices entre ceux qui mangent le couscous et ceux qui mangent "El-Aich", ceux qui mangent le poisson et ceux qui mangent le chameau, ceux qui mangent les dattes et ceux qui mangent "tougue", ceux qui mangent les pastèques et ceux qui mangent les arachides ou le niébé en passant par la réconciliation entre éleveurs et agriculteurs, entre Charg et Guebla, entre Sahel et Valée, entre maîtres et esclaves, entre réfugiés et expatriés, etc.

Ensuite, la réconciliation sera menée entre arabisants et francisants, entre économistes et juristes, entre nationalistes et islamistes, entre socialistes et libéralistes, entre tribalistes et régionalistes, entre démocrates et fascistes, entre optimistes et pessimistes, entre "Sidistes et "Zeinistes", entre policiers et taximans, entre Tijanistes et Kadiriste, entre Dadahistes et Maaweyistes, entre "salafistes" et "CMJDeistes", etc. Notre priorité pour le moment c’est d’arriver à un cessez-le-feu entre les "salafistes" et les "CMJDeistes" qui se chamaillent actuellement du côté "centre émetteur" à "Tevragh-Zeina". Après quoi, nous allons, avec le concours de M. Ban Ki-moon, définir les termes d’un armistice à signer entre les deux parties. Ils ne sont pas si mauvais que ça les "salafistes" et les "CMJDeistes" ! Dieu est grand ! Alors, si on y arrive, ça y est, c’est le déclic pour toute la dynamique de la réconciliation entre tous les autres belligérants de la scène nationale.

Je sais que vous allez me demander encore comment ! Et même si je vous disais le comment, vous allez me dire, comme d’habitude, et la marmite, et la marmite ! Ouf, le peuple... Ça ne change pas ! C’est vraiment ingérable le peuple. Je me demande comment nos politiciens raisonnent pour s’aventurer dans des tanières de loups comme ça ! Moi, si seulement j’avais eu un boulot pendant un seul mois au Niger, je n’aurais jamais accepté de me présenter comme candidat. Si seulement j’avais eu une boutique de vente de pièces détachées qui marche bien, je n’aurais jamais accepté de me présenter comme candidat. Si seulement j’avais eu une palmeraie "Zeriba" d’une centaine de palmiers bien arrosés, je n’aurais jamais accepté de me présenter comme candidat. Ils sont vraiment incompréhensibles les politiques ! En voulant trop gagner, ils risquent de tout perdre !

Bon, alors, puisque vous insistez quant même, je vais vous dévoiler notre "Feuille de route" avant même d’en discuter avec notre sœur lady Condi et notre ami le Dr Kouchner. Vous savez, Kouchner c’est l’intime ami à Mario Bettati et M. Bettati c’est le conseiller et l’inspirateur de Kouchner à propos du droit d’ingérence humanitaire. Et puisque M. Bettati a été mon prof de droit international, j’espère bien que les choses peuvent évoluer facilement pour aboutir à quelque chose de solide ? La signature de l’armistice aura lieu peut-être à Versailles. Dieu est grand ! Bon, alors, s’il vous plaît... Maintenant, pas de "micro" et pas de flash ! Ce que je vais vous présenter hélas, c’est les grandes lignes de notre "Feuille de route" pour la paix en Mauritanie. Rappelez-vous notre devise : "Pain, paix et pomme de terre". Dans la vie, il faut être cohérent et aller directement au but.

Préambule : Afin d’éviter de se faire tuer inutilement, tuer bêtement des innocents, ou perdre son temps et ses moyens en vain dans des poursuites, des encerclements et des assauts dangereux, fatigant et sans issue, les mouvements "salafiste" et "CMJDiesite" de Mauritanie acceptent sans réserves les bons offices du mouvement citoyen "Peuple de rien du tout" (PDRDT) à l’effet de signer le présent armistice et d’établir immédiatement un cessez-le-feu mutuel, effectif et continu entre les deux parties.

Article premier : MM. Sidi Ould Sidna et El Khadim Ould Semane, administrateurs de régie salafiste, sont promus, malgré leur jeune âge, aux grades de généraux de division des corps d’armées à partir du 2 avril 2008 avec la distinction de l’ordre de mérite national ;

Article 2 : La filiale mauritanienne d’Al-Qaïda-Maghreb est érigée en société publique à caractère commercial, appelée "Al-Qaïda Mauritania Ltd." Avec un capital mauritanien à hauteur de 51 % des actions libérées ;

Article 3 : Tous les avoirs, mobilier, immobilier et fonds de commerce de l’ex-filiale mauritanienne d’Al-Qaïda Maghreb, prohibée, sont rétrocédées au Commissariat à la protection sociale et à la sécurité alimentaire (CPSSA) à titre de contribution au plan national d’urgence "famine 2008" ;

Article 4 : 3 000 permis polyvalents de recherches (pétrole, gaz, mines, argent, voitures, villas, drogue, etc.) sont accordés "Al-Qaïda Mauritania Ltd." sur l’ensemble du territoire national pour une durée indéterminée ;

Article 5 : "Al-Qaïda Mauritania Ltd." s’engage à bouffer convenablement sans bruit comme tous les autres et à coller la paix à la Mauritanie, aux Mauritaniens, à leur jeunesse, à leur police, à leur Mahdéras, à leurs femmes, à leur ex-CMJD, à leur ex-CMSN, à leur ex-PRDS, etc.

Article 6 : Les deux mouvements "salafiste" et "CMJDeiste" sont dissous conformément aux stipulations de la Constitution, des lois et règlements en vigueur, toutefois, les membres de leur personnel ayant rendu des services d’utilité publique à la nation ont droit à une pension viagère au prorata de leurs services rendus.

Article 7 : La grande place publique entre le Sénat et le ministère de l’Intérieur sera rebaptisée "place de la Marmite" à l’instar des places de la Concorde ou du Trocadéro à Paris, de la place des Martyres à Damas, de la place Puerta del Sol à Madrid, de la place de l’Indépendance à Dakar, de la place du Trafalgar Square à Londres, de la place Hassan à Rabat. Le boulevard de la route de Nouadhibou sera rebaptisé "boulevard de la Paix". Il sera inauguré par Ould Mah avec une parade de la flamme olympique. Le centre émetteur sera transformé en Musée national de tolérance, à ce titre il abritera, pour mémoire, tous les objets, pièces, ouvrages restituant la semaine noire de Nouakchott ;

Article 8 : La loi de finance 2008 sera révisée et revotée la semaine prochaine par le Parlement. S’il refuse, il sera dissous. "On achètera" d’autres machins dans les boutiques d’arrivage. Une nouvelle nomenclature budgétaire tout à fait révolutionnaire sera appliquée. Cette nouvelle nomenclature budgétaire ne comportera plus des absurdités du type titres, chapitres, libellés de dépenses, fonctionnement, hôtel, carburant, pièces détachées, entretien, photocopie, reluire, bla-bla, etc. désormais, il n’y aura plus qu’une seule et unique dépense éligible au budget de l’Etat mauritanien. Cette dépense, c’est la marmite. Le budget public est désormais réparti à parts égales par citoyen et par marmite. Un point s’est tout. On n’aura plus besoin des services obsolètes de nos brillants économistes, au pouvoir comme à l’opposition, qui tâtonnent comme des petits écoliers engourdis. D’autant plus que les fluctuations du marché international des denrées alimentaires ne permettent plus de prendre des risques inutiles avec le pain des gens. On ne badine comme ça pas avec la marmite. Personne n’a plus envie de revoir les émeutes de Kankoussa ! La prochaine fois risque d’être fatale.

Article 9 : Le plan national d’urgence spécial est annulé. "Nul" est non avenu. C’est du mauvais humanitaire pour faire du bon business. Demandez à M. Kouchner, cet homme a été dans l’humanitaire, le gros humanitaire (les corridors humanitaires avec des avions, des convois, etc.) depuis plus de trente ans ! Il vous dira qu’on ne fait pas de l’humanitaire avec des Walis qui, entre autres, rançonnent, en toute impunité, les dépenses publiques de leurs régions jusqu’à hauteur de 30 %. Un programme comme ça, quels que soient les états d’âme de ses initiateurs, n’est pas dans l’intérêt de la Mauritanie. Le Pr Ely Mustapha ne l’avait-il pas d’ailleurs démontré ? La marre des frustrations que ce "Plan Marshall" mort-né engendrerait risque de faire voler en éclats le peu de stabilité précaire et plonger le pays dans une situation implosive.

Article 10 : Le présent armistice est rédigé en deux exemplaires dans toutes les langues vivantes du monde. Les institutions ci-après sont invitées, à titre de témoins oculaires, pour valider la signature du présent armistice entre les deux belligérants : les Nations unies, la Fondation KB, le groupe Pizzorno & Dragui, la Fédération nationale des bouchers, le Parti ADIL, l’Ordre national des avocats, la mairie de "Tevragh-Zeina", le Laboratoire des travaux publics, le Syndicat de la pêche artisanale, le journal Echtari, l’Unicef, l’université de Nouakchott, "Weylmac Yelwarrani", l’association des diplômés chômeurs, le Calame, la Direction générale des douanes, trois journalistes, deux cuisiniers et deux représentants du marché "Tebtabe".

Un billet de : Mohamed Saleck Ould Brahim.


Source: AgoraVox
(M)

Mercredi 16 Avril 2008 - 13:17
Mercredi 16 Avril 2008 - 13:32
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