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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Dimanche soir Paul McCartney au 400e de la ville de Québec



La situation a fait grincer des dents dans les rangs nationalistes: c'est un Anglais qui sera la tête d'affiche du 400e anniversaire de la ville de Québec. Mais Paul McCartney n'a que faire de la controverse. Pour lui, seul le spectacle compte. Après tout, dit-il, «c'est pour ça que je suis là».



Une foule de 200 000 personnes est attendue sur les Plaines d'Abraham dimanche pour le spectacle de Paul McCartney.
Une foule de 200 000 personnes est attendue sur les Plaines d'Abraham dimanche pour le spectacle de Paul McCartney.



Q Les fans québécois ont voté pour la chanson qu'ils auraient voulu vous entendre jouer dimanche, même si elle n'a jamais été jouée en concert auparavant. Ils ont choisi Beautiful Night. Allez-vous la jouer?

R Vous savez, j'aurais aimé en entendre parler plus tôt. Malheureusement, nous avons terminé nos répétitions, et nous n'avons pas travaillé cette chanson. Elle ne sera donc pas au programme. Mais nous la ferons certainement... quand nous reviendrons!

Q Y a-t-il une chanson spéciale que vous allez jouer, une chanson qui pourrait marquer le coup du 400e anniversaire de Québec ?

R Je ne dévoile jamais mon programme, parce que je crois que les gens préfèrent les surprises. C'est toujours un peu désagréable, parce que les journalistes veulent toujours le savoir, pour pouvoir dire « il va jouer ceci ou cela ». Je garde toujours la surprise. Je peux vous dire que nous avons répété quelques pièces intéressantes qui, je crois, vont plaire aux gens. Mais je ne vous en dirai pas davantage, justement pour ne pas briser l'effet de surprise!

Q Quand vous jouez des pièces des Beatles, vous sentez-vous jeune ? Nostalgique ?

R Je me sens bien. Ce qui arrive, c'est que je redécouvre les chansons, parce que j'étais si jeune quand je les ai écrites. La plupart, c'était quand j'étais au début ou au milieu de la vingtaine. C'est fantastique, parce que je chante les chansons, mais je les écoute aussi et je découvre comment ces jeunes compositeurs travaillaient, vous voyez, et comment ce groupe, Les Beatles, composaient leurs disques. C'est très intéressant. Alors il y a un peu de nostalgie… Ce n'est pas tellement que je me sens plus jeune, mais la nostalgie me rappelle ma jeunesse. Il me vient souvent une image de nous, en train d'enregistrer la chanson. Ça arrive souvent. Cette semaine, nous avons répété quelques-unes des chansons que nous allons jouer dimanche, et il me revient clairement des souvenirs de quand on écrivait les chansons et qu'on les enregistrait. Mais je crois que le principal, c'est de redécouvrir les chansons, de les réexaminer et de les regarder de mon point de vue actuel, et de me dire « vous savez, ces jeunes-là, ils étaient plutôt pas mal !»

Q Quels sont les souvenirs qui reviennent vous visiter le plus souvent?

R Je crois que, durant les premiers temps, quand nous enregistrions à Abbey Road, nous avions bien du plaisir, parce que, quand on y pense aujourd'hui, on se rend compte qu'on faisait de l'assez bonne musique. Bien sûr, j'ai des souvenirs très clairs d'être au studio avec John, George et Ringo et George Martin, et de construire les chansons, de les assembler, de les chanter en se regardant, pendant qu'on créait certaines des chansons. C'est très précieux, vous savez, particulièrement depuis que John et George ne sont plus là. C'est très particulier d'avoir ces souvenirs. C'était une période excitante. On était jeunes, on avait de l'argent pour la première fois de nos vies, on avait des vêtements cool. C'était les années soixante, une période très excitante, et nous étions à Abbey Road, à faire de la musique cool. Alors c'est un souvenir très précieux pour moi.

Q Vous rappelez-vous d'un moment où les quatre Beatles, ou encore vous et John, êtes vraiment passé près de jouer ensemble de nouveau, après la rupture de 1970 ?

R Pas vraiment. Je crois que c'était surtout des rumeurs, des gens qui disaient qu'ils avaient entendu dire qu'on allait se réunir. C'était surtout des rumeurs. Il y a bien eu une ou deux occasions, quand nous nous parlions, quand un ou deux d'entre nous disaient « hé, ça serait bien qu'on se réunisse », mais un autre disait « non, je ne pense pas ». Nous n'en sommes jamais venus à un point où, tous les quatre, nous nous serions dits « oui, ce serait une bonne idée, on y va, on le fait ». Et au bout du compte, nous avons décidé de laisser les choses telles qu'elles étaient. Nous nous sommes dit, ce que nous avons fait est complet, nous avons fait des disques de A à Z, et que tenter de recréer tout ça ne serait probablement aussi bon, et risquerait de gâcher le souvenir. Alors on n'en est jamais arrivés là, et nous avons laissé les choses telles quelles. Pour laisser intact le souvenir que les gens ont des Beatles.

Q En regardant la musique, aujourd'hui, comment se compare-t-elle à hier ?

R C'est une question très intéressante, parce que j'en sais tellement plus sur la musique, et que mes horizons sont tellement plus larges. J'ai travaillé avec des orchestres symphoniques, avec des chorales, du côté classique, et avec toutes sortes de musiciens. Alors le travail que j'ai fait est devenu plus complexe. Alors je crois que ça me donne un point de vue intéressant, parce qu'il est très ouvert. C'est un peu ce que je disais tout à l'heure : quand je joue certaines des chansons des Beatles, elles sont d'une simplicité trompeuse. Et je me dis « mon dieu que c'était futé ». De créer une chanson aussi simple, aussi courte, et pourtant mémorable. C'est intéressant de voir ça ainsi. Mais j'adore ça, et je suis très chanceux, parce que j'ai fait tout ça à l'époque, et je fais tout ceci aujourd'hui, et tous les petits bouts entre les deux m'ont toujours paru nouveaux. En regardant tout ça, je suis capable de dire « Ma foi, certains des trucs des Beatles étaient vraiment brillants ». Et je peux le dire sans avoir l'air de me vanter.

Q À propos de votre chanson Silly love song : pourquoi pensez-vous que tant de gens trouvent que les chansons d'amour sont bêtes ?

R Vous savez, je crois que la grande majorité des gens aiment beaucoup les chansons d'amour. J'ai été très chanceux. Je suis né dans une famille très chaleureuse, à Liverpool. L'amour faisait partie de ma jeunesse, tout simplement. L'amour des parents, des oncles et des tantes, des cousins. C'était une très grande famille, et quand j'entendais des chansons, de bonnes chansons d'amour émouvantes, certains des classiques comme When I Fall in Love, de Nat King Cole, Stardust de Hoagie Carmichael, des vieux trucs du genre, j'adorais ça. Je ne me lasse pas de ces chansons-là. Quand j'ai écrit Silly Love Song, ce que je voulais dire, c'est que les gens, à certaines périodes de leurs vies, sentent le besoin d'être cyniques. Je crois que ça arrive quand on a, je ne sais pas trop, 18 ou 20 ans. On grandit, on vient de passer une période très bizarre. Alors quand quelqu'un vous parle d'amour, et que vous êtes un gars, vous faites « ouache » et vous faites semblant que ça ne vous intéresse pas. Mais je crois que, très bientôt, si vous avez une famille, un amoureux, vous découvrez de quoi il s'agit. Ou plutôt, si vous êtes chanceux, vous découvrez que c'est beaucoup ça, la vie. Alors j'aime bien les chansons d'amour. Surtout les grandes. Et je suis très fier que des gens pensent que j'en ai écrit une ou deux bonnes.

Q Revenons au 400e anniversaire de Québec. Pourquoi avez-vous choisi la ville, parmi toutes les invitations que vous devez recevoir ?

R Cette année, on m'a présenté quelques demandes. On m'a demandé de jouer à Liverpool, parce que Liverpool est la Capitale Culturelle de l'Europe, cette année, ce qui est une grosse histoire pour la ville, vous savez. Parce que c'est ma ville natale, j'ai accepté, et on a passé une excellente soirée, et c'était une façon de célébrer le fait que cette année, Liverpool est reconnue comme une ville vraiment spéciale. Lorsque mon promoteur est venu me voir et qu'on s'est rencontrés pour parler des projets en vue, il m'a fait part de la demande de Québec, j'ai demandé s'il y avait une occasion spéciale. Il m'a répondu: «C'est pour leur 400e anniversaire.» Et j'ai dit: «Wo, c'est fascinant! Et en plus, je ne suis jamais allé dans cette ville...» Ce qui m'a décidé, c'est vraiment le fait que vous fêtez vos 400 ans, et ce ne sont pas toutes les villes qui peuvent en dire autant. C'est votre anniversaire, présentement, et j'aime cette idée de venir vous voir et prendre part à vos célébrations, et d'aider tout le monde à passer une bonne soirée. C'est pour ça que je serai là.

Q Vous connaissez probablement toute l'importance du français au Québec. Quelle importance accordez-vous au français, à sa survie en Amérique, dans le contexte de votre spectacle de dimanche ?

R Je parle un peu français. Je vis dans le sud de l'Angleterre, et je suis à deux heures de train du centre de Paris. Alors je peux sauter dans un train et me retrouver à la Gare du Nord en deux heures. Et j'aime beaucoup la France. C'est comme ça. Je m'entends bien avec les Français. J'adore la langue. Et j'adore les langues en général et je crois qu'il est très important de les protéger.
J'espère parler un peu français, dimanche. Je n'en connais pas beaucoup, mais je peux « parler français un petit peu ». Ou comme je dis parfois, « un petit pois ! » (rires) J'aime bien parler d'autres langues, alors j'espère parler un peu en français, car je sais qu'une grande partie du public est francophone. Je vais faire de mon mieux. Évidemment, il va bien falloir que je retombe vers l'anglais, si je veux vous raconter une histoire, ou quelque chose du genre. Je ne parle pas si couramment, même si j'adore parler français. Le plus étrange, vous savez, c'est que la plupart des Anglais apprennent le français, à l'école : s'ils apprennent une autre langue, c'est le français. Bizarrement, à mon école, j'ai appris l'espagnol et l'allemand. Alors je n'ai jamais appris le français à l'école. Mais comme je disais, j'aime suffisamment la langue que j'en ai appris un peu de moi-même, en visitant la France. Quand ma fille, Stella, a commencé à travailler dans le monde de la mode, elle travaillait beaucoup à Paris, et j'ai donc passé pas mal de temps là-bas pour lui rendre visite. Alors j'ai appris un peu. Je disais « merci beaucoup », et on me répondait « je vous en prie ». Alors je disais « qu'avez-vous dit ? », et ils disaient « je vous en prie », et je disais « pouvez vous le dire lentement », et ils me disaient « je… vous… en… prie… ». Et j'avais appris ça. Alors maintenant, si on me dit « merci beaucoup », je peux dire « je vous en prie ». Ou « je t'en prie », si c'est un ami. Et ainsi de suite…

Q Y a-t-il des messages que vous aimeriez communiquer, à l'occasion du spectacle ?

R Je ne crois pas. C'est plutôt une occasion de fêter. C'est comme une sortie, pour moi. Mais je ne suis pas assez informé sur les questions politiques québécoises pour me prononcer. Je n'aime pas faire ça. Si je crois que je suis bien informé sur un sujet, et que j'ai une opinion très forte, je le fais. Mais je n'aime pas faire les choses à moitié, vous savez, me lancer sur un sujet sans savoir de quoi je parle. On m'a demandé de venir aider à célébrer cet anniversaire en préparant une soirée agréable pour les gens. C'est comme ça que je le prends. C'est avant tout une fête, pour moi.

Q Revenons à la musique. Quelle est la meilleure chanson que vous ayez écrite ?

R Haha. La prochaine !

Q Avez-vous déjà entendu une chanson qui vous a fait dire, « j'aurais voulu l'écrire, celle-là » ?

R Oui, il y en a quelques-unes comme ça, que j'aurais adoré avoir écrit. Particulièrement des chansons d'antan, comme Stardust, de Hoagie Carmichael, ou Cheek to Cheek, de Cole Porter. Parmi les plus récentes… J'aime bien celle de Billy Joel, vous savez… celle qui dit I like you the way you are… don't change it. Je ne me souviens plus du titre, mais je l'aime bien. Fields of Gold, de Sting, aussi. J'aurais aimé l'écrire, celle-là. Mais vous savez quoi ? Je ne suis pas désespéré. J'en ai écrit bien assez.

Q Croyez-vous que les musiciens renommés devraient faire plus d'activisme social ?

R Je crois que ce n'est pas une mauvaise chose. Autrefois, les vedettes ne s'impliquaient pas autant. Des gens comme Charlie Chaplin ou Paul Robeson était plutôt pro-socialisme, et ils avaient pris des risques en en parlant. Mais aujourd'hui, je crois que les gens les admirent pour ça. Je crois que des gens comme U2, Bob Geldof, moi et bien d'autres reconnaissons que nous avons un certain pouvoir, dans la mesure où il y a beaucoup de gens qui sont prêts à nous écouter. Alors si vous croyez qu'une question est importante, vous avez le droit, comme citoyen, de vous adresser aux gens, à propos de cette question. Peut-être que seulement la moitié seront intéressés à ce que vous avez à dire, mais je crois que c'est une bonne idée d'agir pour ce que l'on voit comme étant le bien commun. Je pense par exemple que le premier Live Aid, de Bob Geldof, était un acte très important de sa part. Ou le concert pour le Bangladesh que George avait organisé bien avant ça. C'est probablement George qui a lancé tout ça. Je crois que c'est très bien. Ça peut amener des gens à réfléchir. Je ne suis pas sûr que, avant le Live Aid, tant de gens étaient au courant de toutes ces morts en Afrique. Ça éveille la conscience des gens. Et ils ne sont pas obligés d'écouter. S'ils veulent seulement écouter la musique, c'est très bien aussi. Mais je suis content que certains de mes collègues souhaitent autant améliorer le monde où nous vivons.

Q Imaginons que vous vous retrouviez quelque part, aujourd'hui, avec George, John et Ringo. Quelles sont les pensées, les images que vous partageriez, à cette étape plus tardive de votre vie ?

R je crois que nous reviendrons sur Hambourg, que nous penserions à cette époque, avant que nous soyons devenus célèbres. Quand nous étions simplement de jeunes fous, à Hambourg. C'était une époque très excitante. Ensuite, je crois bien que nous parlerions du début de notre carrière, à Abbey Road. John et moi aurions certainement de belles histoires sur l'époque où nous écrivions ensemble, ce qui était très stimulant. Nous aimions beaucoup ça, tous les deux. Après, nous choisirions probablement des moments significatifs de notre carrière de chanteurs. Comme quand nous avons chanté pour la reine, ce qui est pas mal cool, quand vous êtes des gamins, de simples fils d'ouvriers. On penserait aussi à Shea Stadium, qui était le premier spectacle donné dans un aussi grand stade. Et il y aurait de petites choses, comme quand nous sommes venus aux États-Unis pour passer au Ed Sullivan Show, et que nous étions à Miami… Quand vous avez posé cette question, il m'est venu une image de nous quatre en train de nous ébattre dans une piscine, à Miami. Il y aurait beaucoup de petits morceaux comme ça, je crois. Je nous revois à Paris, au moment où nous apprenions que «I Want to Hold Your hand» était numéro un aux États-unis. C'était géant! Il y a eu tellement de bons moments que ce serait dur de choisir. Il faudrait qu'on y mette une bonne semaine, juste pour les souvenirs.

Q Vous aviez déjà dit à Larry King que depuis sa mort, John et son oeuvre avaient pris une stature presque mythique. Qu'en est-il de vous ?

R Oh, ça ne me dérange pas, vous savez. Ça va. Si on ne reconnaissait aucune de mes chansons, ça me poserait problème, mais je suis très chanceux, puisque qu'une très grande partie de mes chansons, beaucoup plus que pour bien d'autres gens, sont reconnues et appréciées. Alors si une chanson que j'ai écrite passe un peu inaperçue... Enfin, on ne peut pas vraiment dire qu'un album platine est passé inaperçu, mais je comprends ce que vous voulez dire : ça n'en fait pas un classique. Ceci dit, ça ne me dérange pas. Bien des gens y reviennent plus tard. Il y a beaucoup de jeunes que je rencontre, ces années-ci, qui me parle des chansons des Wings et qui me disent « je les adore, mec ». Le temps fait son oeuvre. Tout n'a pas à être un succès tout de suite. Je crois qu'avec le temps, les gens pourraient repasser certains de mes trucs et dire que telle ou telle chanson, même si ce n'était pas un numéro un, était très bien. Je suis très heureux de tout le succès que j'ai pu avoir. Je serais bien ingrat de me plaindre du succès que je n'ai pas eu! J'ai écrit tout un tas de chansons, et j'ai aussi rencontré des gens qui aiment bien préférer les chansons plus underground. Bien des gens aiment être cool, alors ils n'aiment qu'on voit qu'ils aiment les chansons à succès. Ils aiment choisir des trucs qui sortent plus de l'ordinaire. Beaucoup de jeunes que je rencontre sont comme ça. C'est plutôt bien, quand quelqu'un sort de nulle part et vous dit « j'aime bien The End of the End ». L'autre jour, je parlais à Jeff Lynne, d'Electric Light Orchestra, qui est un bon ami à moi, et il m'a dit qu'il aimait bien Only a Mother Knows. Si une seule personne que j'apprécie dit aimer une de mes chansons, ça me suffit.

Q Et ensuite ? Qu'est-ce qui s'en vient ?

R Québec. (rires)

Q Et après Québec ?

R Je ne sais pas. En avant. On continue, vous voyez. Je prends beaucoup de plaisir à faire ce que je fais. Et je me sens très chanceux de toujours aimer ça. Je crois que bien des gens, à ma place, en auraient assez. Mais je n'ai pas trop travaillé, vous savez. Alors l'idée de venir à Québec est très excitante. Les musiciens sont venus manger à la maison, hier soir. On s'est fait une petite bouffe. Et on était tout excités. On faisait : « Ouais, mec, vraiment hâte d'être là ». Je ne sais pas ce qui vient ensuite, exactement. Il pourrait bien y avoir une tournée nord-américaine, l'année prochaine. On en parle. Et il y a quelques projets d'écriture qui m'intéressent beaucoup. J'ai passé pas mal de temps sur un concerto pour guitare. J'ai plein de choses qui me tiennent très occupé Mais je me concentre sur la prochaine étape: Québec!

Q Malgré tout l'argent, malgré toute la gloire, vous continuez à travailler très fort. Seriez-vous un bourreau de travail ?

R Non. Les gens me donnent ce qualificatif, parce que j'en donne parfois l'impression. Mais en réalité, je ne travaille pas si fort que cela. Si vous voulez la pure vérité, je travaille moins que la plupart des gens. Une des choses agréables, en musique, comme je le dit toujours, c'est qu'on n'appelle pas ça travailler. On appelle ça jouer. Je crois qu'il y a quelque chose de très significatif dans cette idée. C'est ce que je ferais, même si ce n'était pas ma façon de gagner ma vie. Pour moi, c'est comme un hobby. Cette semaine, par exemple, j'ai répété avec les musiciens. Trois jours. Une semaine de trois jours. Ce n'est pas une semaine de bourreau de travail. Et quand on aura terminé cette conversation, je vais aller faire un tour à cheval pendant deux heures. Ohé ! Ça vous rend pas un peu jaloux ? (rires) Parfois, ça donne l'impression que je fais plein de choses. Bien. Je fais plein de choses, mais elles sont bien réparties. Alors je ne travaille pas trop. Je ne crois pas, en tout cas.

Q Allez-vous rencontrer des amis, à Québec?

R Oui. J'ai un peu de famille au Canada. Et j'ai des amis du Québec qui m'ont téléphoné et qui vont venir me voir avant le spectacle. Alors ça sera agréable de revoir des vieux copains.

Q Des artistes francophones?

R Il y a des artistes québécois qui partagent l'affiche avec moi, alors j'ai très hâte de les entendre. J'ai aussi des amis qui sont nés à Québec et qui sont très excités de venir m'entendre dans leur ville natale. J'ai bien hâte.

Q Dominic Champagne, qui a mis en scène Love, avec le Cirque du Soleil, se demandait si votre travail avec le Cirque du Soleil, et avec de nombreux artistes québécois, avait influencé votre décision de venir à Québec ?

R Je ne crois pas, en fait. Vous avez raison, j'ai eu beaucoup plus de contacts avec les Canadiens-Français, récemment, grâce au spectacle Love. Ça ne fait pas pas partie des raisons, pour être franc, mais ça rend la visite d'autant plus intéressante. J'aurai bien du plaisir à revoir Gilles [Ste-Croix, du Cirque du Soleil]. C'est un gars très cool. Il vient voir mes spectacles régulièrement. Je l'aime bien, il a beaucoup de talent et il est très sympathique. Ils ont fait un très beau spectacle à Las Vegas, alors on est devenus de très bons amis, lui et Dominic, et plusieurs des francophones de l'équipe.

Q Merci de votre temps.

R J'espère vous voir dimanche. Et sinon, vous, vous me verrez ! (rires) À la prochaine!



_________________
Source: cyberpresse
(M) avomm

Samedi 19 Juillet 2008 - 17:11
Samedi 19 Juillet 2008 - 17:26
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