Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

Le bureau exécutif de l'AVOMM
"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication

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AVOMM

Le griotisme ronflant d'un délirant patriocard /Dr Mourtoudo Diop


Le griotisme ronflant d'un délirant patriocard /Dr Mourtoudo Diop
Nous venons de lire dans le journal Le Calame N°661 du 20 Octobre2008, un long article de Mohamed O/Sidi Mohamed ancien militant des cavaliers du changement intitulé : « Le parrainage de l’extrémisme sous le couvert de la démocratie ». Contrairement à ce qu’il affirme d’une manière péremptoire, le coup d’état du 6 Août n’est pas rectificatif, mais coercitif. Les mauritaniens ne l’ont pas acceptés massivement. C’est une vision de l’esprit de beaucoup de mercenaires de la plume de ce pays qui sont comme des caméléons qui évoluent allègrement au gré de leurs intérêts bassement matériels.

Ces cadres qui n’ont pour devise que pain, paix, prospérité sont aussi la cause de tous les échecs de tous nos régimes racistes, tribalistes et esclavagistes. Leur stratégie est invariable. Elle consiste à flatter, à courtiser les héros du jour pour en tirer quelques prébendes ou de dérisoires strapontins. La majeure parie du peuple, dans toute sa diversité ethnique, s’est dressée comme un seul bloc pour dire non au fascisme à travers des manifestations durement réprimées.

A l’intérieur comme à l’extérieur du pays, une mobilisation et une agitation sans faille ont dénoncé le régime liberticide de la junte militaire qui a été contrainte à l’isolement. Elle est houspillée par la communauté internationale qui lui demande la libération de Sidi et la restauration de la légalité constitutionnelle. Cette résistance héroïque est dirigée par des partis politiques et des syndicats affiliés au Front National de Défense de la Démocratie que vous qualifiez de « creuset politico-extrémiste » mais, qui a su redonner l’espoir au pays.

Nous n’avons pas encore des officiers de la trempe de Gamal Abdel Nasser qui méritent des éloges. Ce grand officier, chantre aussi du panafricanisme, qui, en 1968, a été vaincu par l’armée israélienne, a pleuré, démissionné et regretté ses erreurs. Le peuple égyptien l’a excusé et maintenu au pouvoir jusqu’à sa mort. Quand un pays est divisé, isolé et menacé d’un embargo qui risque d’accélérer son implosion, il n’ya pas de quoi se pavaner ; il faut réfléchir sur les conséquences de ses actions, ne pas pratiquer la politique de la terre brûlée.

La junte doit épargner le pays de la catastrophe imminente qui plane au-dessus de lui. Accepter de se retirer ne l’humilie pas, mais l’agrandit. S’entêter en monopolisant les médiats, en réprimant, en pratiquant une politique de diversion et des promesses populistes dans les divers quartiers de la capitale, ou préparer des journées de consultations pour élaborer une feuille de route sans la participation de l’opposition authentique, c’est-à dire du FNDD que vous tailladez accroitra son discrédit.

Notre armée a démontré son impuissance au Sahara, notre pays est devenu un terrain de prédilection des terroristes. Aucun pro-putschiste ou anti-putschiste n’a minimisé l’attaque de Tourine et ne l’a utilisé à des fins de politique personnelle ; ils se sont tous solidarisés pour condamner cette agression.

Nous-mêmes avons déclaré dans nos conférences que l’Etat doit prendre en charge tous les besoins des familles de ces militaires. Par contre, nous avons dit à juste raison que nos militaires doivent aller sécuriser notre pays au lieu d’encombrer l’arène politique qu’ils polluent. Même les députés et les sénateurs acquis à cette junte usurpatrice tiennent actuellement ce langage.

Nos douze militaires récemment assassinés comme d’autres, méritent plus que trois jours de deuil national. Et pourtant comble de l’ironie ou de l’injustice, notre Etat n’a pas organisé ne serait-ce qu’une minute de deuil national pour tous les soldats et civils qu’il a liquidés en 1986,1987, 89/91. Ceci prouve que les mauritaniens ne sont pas égaux selon que l’on soit noir ou blanc, riche ou pauvre sous leurs toits ou dans leurs tombes..

Nous ne pouvions pas rester indifférents devant votre incohérence.. Et pourtant, nous avions soutenu ardemment ce mouvement politique en Europe par des manifestations, des déclarations et des pétitions internationales. Nous nous rendons aussi compte de son caractère versatile ainsi que ses anciens responsables devenus le cheval de Troie du despotisme. Les manifestations contre l’assassinat des touristes français ne visaient pas à soutenir Sidi, mais à dénoncer un crime crapuleux.

Nous avons aussi le droit de protéger non pas seulement nos citoyens, mais tous les étrangers qui vivent sur notre territoire. Cet assassinat visait à freiner le retour des déportés et à annuler le prêt de deux milliards de dollars octroyés par le club de Paris. Partout dans le monde, nous avons lutté contre le terrorisme. Il n’est pas seulement extérieur il est aussi intérieur. Celui-ci, vous ne le voyez jamais. N’est-ce point du terrorisme de massacrer ses innocents frères, spolier leurs biens et les déporter ? N’est-ce point un terrorisme de liquider des cultures, des langues et l’histoire des communautés importantes de notre pays ? N’est-ce point un terrorisme d’état d’exclure cette communauté des centres vitaux de commandement, de l’économie, de la diplomatie, à la radio et à la télévision ? N’est-ce point un terrorisme de bâillonner la presse, d’imposer une pensée unique aux médiats ? N’est-ce point un terrorisme de violer la constitution, de rudoyer les manifestants, de pérenniser son règne par la force ? Ne pas reconnaître son échec et en tirer une leçon, c’est mettre ses intérêts au-dessus du peuple.

Le parrainage de l’intégrisme et de l’extrémisme dont vous parlez a été amorcé par Daddah, développé par Haïdalla, radicalisé par Maaouiya. Sidi n’est pas responsable de ce fléau. Haïdalla a eu le courage félicitable de reconnaître les langues nationales auxquelles étaient opposés quelques prétendus islamistes aux lanternes blafardes. Il s’est trouvé dans l’obligation de les contenter par l’application d’une charia non pas authentique, mais bancale, partisane et raciale, qui coupa les mains de quelques nègres faméliques et liquida quelques autres noirs indigents et maladifs.
Le terrorisme intérieur que vous ne voyez pas ou sur lequel vous fermez les yeux a commencé non pas avec Sidi mais avec Daddah qui rudoya le « mouvement des 19 » de 1966, organisa le premier massacre des noirs mauritaniens en l’occurrence les Haalpulaaren. Seuls Mohamed Ould Cheikh ancien Ministre de la Défense, Elimane Kane Ministre du Développement, Mamoudou Samboli Bâ Président de l’assemblée nationale ont dénoncé cette boucherie humaine.

Avez-vous oublié le terrorisme intérieur que subi les noirs de ce pays avec la complicité de quelques uns de leurs frères mercenaires de la plume ? Et pourtant ils ne souhaitent que vivre dans la paix, la justice avec leurs parents maures dans le respect de la différence. Avez-vous oublié cet autre terrorisme que subi tous ceux qui s’insurgent contre le hideux et ignoble esclavage ? Les FLAM sur lesquelles vous ironisez, vous regrettez le contact de Sidi avec elles, ont été les vrais héros de ce pays qui se sont attaqués à la vraie problématique des nationalités mauritaniennes qui constitue l’obstacle principal sur lequel bute notre pays depuis l’indépendance à nos jours.

Si votre général avait organisé des journées de concertation sur ce problème crucial, en tant que doyen des opposants mauritaniens, nous allons répondre à cet appel. Quand on confond islamité et arabité et qu’on s’escrime coûte que coûte à assimiler des nationalités aux cultures différentes, n’est-ce point du terrorisme ? Tout ceci n’est pas l’œuvre de Sidi.

Quand cet humaniste, tolérant patriarche a voulu s’attaquer graduellement à ces problèmes qui paralysent l’unité du pays, des forces centrifuges se sont liguées pour accélérer sa chute, surtout celles qui tiennent à maintenir une hégémonie ethnique et raciale. Rien ne les convient que la dictature, comme celle du vivant de Saddam Hussein, qui utilisa l’arme chimique pour nettoyer les Kurdes et terroriser les Chiites. Mais « qui sème le vent récolte la tempête ». Ce siècle n’est pas celui des dictateurs. Ceux qui s’escriment à gouverner par le despotisme seront victimes de leurs illusions.
Mentir n’est pas le meilleur moyen de combattre un ennemi. Sidi n’a jamais favorisé la création d’un cadre juridique pour le fondamentalisme et l’extrémisme. Au contraire, ils ont toujours été le fondement de notre état qui s’est proclamé pompeusement de République Islamique non pas pour propager la quintessence islamique, salvatrice, religion de l’amour, de la fraternité, de l’égalité, mais pas pour légitimer l’injustice. L’Islam est une vérité, notre état est une fausseté. Il a couvé, entretenu des mouvements prétendus islamistes, panarabistes qui ont mené une forte pression pour couper la Mauritanie du monde africain et l’ancrer dans le monde arabe. Ces mouvements ont nié vigoureusement les particularités des autres noirs mauritaniens sous prétexte qu’ils sont musulmans donc arabes. On peut être musulman sans être arabe et être arabe sans être musulman.

Seul Dieu est UN. Il a créé la différence pour la beauté et l’harmonie du monde. Les assimilateurs ont brisé l’équilibre de ce pays qui voudrait être un tampon entre le monde arabe et l’Afrique noire.
Ce sont les premiers présidents de ce pays qui ont été les vecteurs du fondamentalisme et de l’extrémisme corrosifs. Ces fléaux nourris et engraissés par un chauvinisme agressif ont conduit à la purification ethnique du régime inquisitorial de Taya, le champion du terrorisme intérieur. D’ailleurs, la jactance teigneuse et quinteuse de cet ancien militant des cavaliers du changement, nous met en contact direct avec des mauritaniens inversés adeptes zélés de l’assimilation forcée.

En harponnant l’intégrisme comme cause de terrorisme, il écrit à propos de Sidi : « pour bien exécuter ce plan diabolique et lui donner un caractère de priorité nationale, on a choisi un titre hautement racoleur et symbolique », la politique de réconciliation nationale qui ressemble étrangement au discours de politique générale des FLAM… » Il se plaint du fait que le Président Sidi n’a jamais raté une occasion pour rencontrer les militants des FLAM. C’est surprenant de la part d’un ancien militant des cavaliers du changement !

On a l’impression qu’il n’a jamais été un cavalier à plus forte raison celui du changement réellement incarné par le Président Sidi ; c’est un musulman bon teint, un pacifiste tolérant, qui s’est soucié de l’unité réelle et non symbolique de ce pays non pas à travers un titre racoleur mais mobilisateur. Qui l’eut cru ? Il faut être de mauvaise fois ou un amnésique, ou un complice pour oublier les purges, les crimes abominables pires à ceux commis à Tourine, des fosses communes à la vallée du fleuve, une négation de toute une communauté humaine érigée en règle de gouvernement ; des milliers de déportés au Sénégal et au Mali, des milliers de réfugiés en Europe et aux Etats-Unis avec la confiscation effective de tous leurs biens et états-civil.

Ces drames ont été condamnés par la communauté internationale qui avait ostracisé notre pays pendant deux décades. Pour beaucoup d’hommes, la politique ne rime pas avec l’éthique. Or, c’est le cas de Sidi qui a tenu ses promesses en responsabilisant Messaoud, Zéine et en organisant les journées nationales de concertation pour le retour des déportés et le règlement du passif humanitaire. Il a tenu sa parole.

En tendant la main à tous les persécutés et les bannis de ce pays, à l’intérieur comme à l’extérieur, il a prouvé sa grandeur et son esprit rassembleur. Ceci est louable et non critiquable. Il a libéré les médiats et redonner la liberté d’expression et d’organisation à tous ses citoyens. Il a sillonné le monde pour redorer le blason terni de notre pays. Il a ouvert les portes de l’espoir, du dialogue, des retrouvailles dont on avait besoin. Le monde entier l’a applaudi et continue à se solidariser à lui. En le déstabilisant, les militaires lui ont rendu un grand service en le martyrisant, en l’immortalisant. Nasser qui avait une haute vision, une haute culture, et une grande formation politique, a renversé le Roi Farouk sans l’humilier, ni l’embastiller. On destitue quatre militaires, ils répondent par une action disproportionnée, alors que, Gandhi, poignardé et mourant pardonnait son assassin. Sidi et Aziz sont des parents, ils n’ont qu’à régler leurs problèmes par le dialogue.

C’est incontestable que Sidi a été placé par les militaires qui souhaitaient l’instrumentaliser ; il s’est rendu compte du piège, s’en est débarrassé pour agir librement. C’est l’une des raisons de son malheur. Sa chute n’est pas provoquée par l’entrée de l’UFP et de Tawassoul au gouvernement. C’est un prétexte supplémentaire des pourfendeurs de son régime. La réalité est qu’il ne voulait plus être un pion. C’est ce que ses tombeurs avides de pouvoir ont compris.

Comme ils avaient des hommes prétendus indépendants au Sénat et à l’assemblée nationale, ils leur ont demandé de s’agiter, de leur donner un prétexte afin de se débarrasser de Sidi. S’il y a eu blocage des institutions il vient des membres de cette junte et de leurs hommes sénateurs et députés.
Leur agitation était un pré- putsch qui a abouti à leur vrai putsch du 6 Août 2008. Ces députés ont proclamé qu’une marche populaire était prévue le 10 Août jusqu’au palais présidentiel pour obliger Sidi démocratiquement élu à démissionner. C’est son régime qui est légal et non celui de la junte. Aucune théorie du droit international ou d’un flatteur ne peut l’infirmer.

Contrairement aux supputations du chantre zélé du despotisme, nous disons que l’enjeu fondamental c’est la lutte de la démocratie contre l’autocratie. Notre peuple pressuré, divisé, n’a cessé de lutter pour la démocratie. Elle n’a pas été donnée sur un plat d’or par nos militaires qui ont imposé une dictature qui a duré trois décades.. La démocratie usurpée est le fruit de la lutte opiniâtre de notre peuple. La preuve est qu’il est entrain de la défendre avec toutes ses forces.

Beaucoup de mauritaniens n’ont pas voté pour Sidi parce qu’ils ne le connaissaient pas du fait qu’il n’a jamais traîné ses savates dans l’opposition. Quand il s’est fait découvrir par les actions concrètes qu’il a engagées, beaucoup sont venus l’appuyer ; certes, comme tout homme il a fait des erreurs, parce qu’il était mal entouré, mal conseillé ; néanmoins, il s’est attaqué aux problèmes essentiels en dépit des forces rétrogrades déchaînées pour briser son œuvre.

Sachez que, il y’a eu des mauritaniens qui n’ont jamais collaboré avec le pouvoir depuis l’indépendance à nos jours. Le putsch satanique du mois d’Août dernier les a poussés à renforcer les rangs du Front authentique national pour la défense de la démocratie. Le renversement de Sidi a créé un élan inouï de solidarité nationale et internationale. Jamais un président de notre pays n’a eu autant de popularité. Sidi, martyrisé, immortalisé est incontournable. Ce n’est pas l’individu qui nous intéresse, mais la cause qu’il a incarnée : la justice, l’égalité, la démocratie, la volonté de solutionner les problèmes cruciaux.

La transition de 2005 a échoué, celle de 2008 subira inéluctablement le même sort à cause de la résistance de notre peuple et des mouvements politico-fondamentalistes comme vous le dites. Le FNDD est le résultat des contradictions internes mal gérées ; des courants soucieux de la défense de la démocratie se sont mobilisés spontanément pour barrer la route à l’autocratie, actuellement symbolisée par l’homme que vous défendez.

Le front est un laboratoire, une école de courage, de dialogue, où les vrais patriotes apprennent à se connaître, acceptent des sacrifices immenses pour la construction d’une Mauritanie démocratique où règnent la méritocratie et le respect de la différence. Il est l’avant-garde du combat pour le changement. Il s’est imposé à l’échelle nationale et internationale. Il sera le fer de lance de la Mauritanie de demain. C’est pourquoi les despotes cherchent à l’étouffer. On ne peut pas arrêter la mer avec ses deux bras.

Les régimes militaires sont responsables de tous les malheurs de la Mauritanie. Un homme honnête et saint d’esprit ne doit nullement les soutenir, à moins qu’il ne soit mercenaire de la plume pour qui, pochisme rime avec patriotisme. Nous sommes surpris du raisonnement insipide que vous faites en parlant d’avantage de la destitution de Sidi : « parmi les avantages de sa destitution, le peuple va savoir qui est responsable de son destin et en terminer avec le calvaire de la pagaille et de l’absence de l’état… »

La destitution de Sidi est bénéfique pour lui, pour nous, pour le pays et le monde entier qui nous soutient. Parce qu’elle a permis de séparer la bonne graine de l’ivraie, des patriotes et des patriotards, des démocrates et des autocrates. Oser donner sa vie et ses biens pour le triomphe de ses idées n’est pas chose aisée. Oser affronter la barbarie de l’autocratie avec les mains nues, n’est pas un dîner de gala. Se sacrifier pour la liberté, la justice, l’unité et le progrès, n’était pas encore la chose la mieux partagée chez nous. Le front qui abat un travail titanesque est entrain de baliser les pistes nouvelles.

Après Dieu, seul le peuple est maître de son destin ; c’est lui seul qui doit élire et destituer et contrôler ses responsables ; sans cela, c’est l’infantiliser ; telle est la situation que nous vivons actuellement, avec un homme qui se croit indispensable et qui s’impose par la force sur l’arène politique. Il ne peut qu’échouer en dépit de toutes les tentatives de ses supporters de le maintenir. C’est dommage ! Ce que vous dites est une aberration. Sidi n’a pas fait son baptême de feu sur des enfants qu’il aime et protège. Ce sont des nervis tapis dans l’ombre qui ont provoqué ces regrettables dérapages. Les auteurs sont punis alors que, certains qui ont commis des crimes sur leurs frères continuent sans regret à plastronner au sommet du pouvoir.
Quand Sidi a voulu mener des enquêtes sur les cas dramatiques précités, ils se sont empressés pour le renverser. S’ils sont honnêtes et irréprochables, pourquoi ne diligentent-ils pas des enquêtes pour clarifier cette situation ?

Les vrais blindés qui déstabiliseront les déstabilisateurs galonnés ne seront pas ceux de l’Union Africaine comme vous le prétendez. Ce sont ceux de la résistance pacifique du FNDD, disons de notre peuple qui a refusé le fait accompli. La lutte s’amplifie de jour en jour. Tous les hommes épris de paix et justice la soutiennent sans rechigner. Ainsi va l’histoire ! Elle forge ses hommes et défait ses tyrans.
Les grands problèmes ne sont pas ceux que vous citez. Ce sont en priorité la question nationale, c’est –à –dire la cohabitation conflictuelle de nos races et nationalités. Il faut la régler sur des bases scientifiques en tenant compte de l’expérience internationale et de la particularité de notre pays. Sa solution permet comme ailleurs de consolider l’unité nationale facteur de progrès.

La reconnaissance de toutes nos cultures, l’officialisation et l’enseignement de toutes nos langues nationales, permettre chaque mauritanien de s’éduquer d’abord dans sa langue maternelle et de s’ouvrir sur celle de son voisin et éventuellement aux langues étrangères, favoriser une symbiose et non une glotophagie linguistique, le partage du pouvoir et des richesses nationales et l’éradication de l’esclavage sont des priorités incontournables qu’il faut régler sinon… !

La Mauritanie a changé, elle ne sera plus comme avant. Il est impératif de ramener tous les déportés, les indemniser, créer une commission d’enquêtes pour faire la lumière sur tous les crimes commis depuis 1986 à nos jours. Il faut juger les coupables et indemniser les victimes. La loi du domaine national est un vol. L’article 6 de la constitution favorise, légitime une discrimination. Elle privilégie une ethnie sur d’autres.

Voilà les vrais problèmes sur lesquels la junte militaire devrait se pencher et non sur les états généraux de la concertation pour assurer une transition qui doit conduire à l’élection du général des généraux qui a créé cette crise dans laquelle il est enfoncé. Nous ne voulons que du bien pour lui en tant que musulman et frère, c’est pourquoi nous n’avons cessé de demander son départ honorablement sur la base de nos propositions de sortie de crise. Nous sommes les premiers à les élaborer depuis le 13Août 2008. Elles se résument comme suit :

1-Dialogue entre Aziz et Sidi
2-Dialogue entre la junte et le FNDD
3-Libération de Sidi et l’exercice de son mandat dans la plénitude de ses fonctions.
4-Amnistie des 12 membres de la junte
5- Leur affectation à des fonctions diplomatiques ou autres et la garantie de tous leurs avantages
6-L’appui de la communauté nationale et internationale à ce processus qui doit exclure toute haine, toute vengeance, toute humiliation d’une partie sur une autre. Seul le peuple mauritanien doit être le gagnant.
7- L’organisation d’une journée de fête nationale pour célébrer l’entente.

Il est évident que, seul le Président Sidi, libre, peut décider de la solution qui lui convient. Il est le chef principal de ce problème. Nous devons aussi connaître son avis. C’est un patriarche qui mérite le respect et non l’humiliation. Sa famille doit être sécurisée et non terrorisée et persécutée. C’est une honte pour notre pays et pour ceux qui agissent de la sorte. Ils doivent saisir cette perche de sortie de crise publiée par Biladi, Essiraje et la Tribune. Elle figure à l’internet.. Toute personne de bonne volonté ou organisation peut l’améliorer.
L’essentiel est qu’on aboutisse à un terrain d’entente qui neutralise le péril qui nous menace et le règne du népotisme, du favoritisme, du clientélisme, du je « m’en-foutisme » qui conduit notre pays à la casse. N’est-ce pas étonnant pour un militant d’un parti qui a ébréché la « Tayatanie » de faire l’éloge du totalitarisme ?
Heureusement, à toute chose, malheur est bon. Cette crise de conscience a créé une prise de conscience qui permet au peuple de prendre en main son destin, s’acheminer librement vers des sentiers différents de ceux tracés par les nostalgiques d’un passé révolu.

Nouakchott, le 16 Novembre 2008-11-16

Dr Mourtoudo Diop
Président DEKAALEM/RDNM
Mardi 18 Novembre 2008 - 13:03
INFOS AVOMM
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1.Posté par hoorehaloore le 18/11/2008 18:18
MurtuDDo parle trop mais c'est un condensé d'inconhérence
sa devise serait Paroles - Passivité - Plaggia.
N'a-t-il pas soutenu Ahmed ould Daddah au second de l'election présidentielle contre sidioca? Il a trahi Ibrahima SARR

Il a fait campagne pour le non à la constitution du CMJD à cause de la non officialisation des langues nationales, le retour à la legalité constitutionnelle c'est le retour vers ce qu'il refuse

2.Posté par sira le 18/11/2008 18:59
c'est une vraie girouette. Il devrait s'occuper uniquement du pulaar et arreter de faire la politque. Trop émotif, ces mots manquent de mesure et sa solution de sortie de crise n'interesse personne. C'est un jaloux de Messoud

Et c'est vrai qu'il mene une campagne d'intoxication contre ibrahima SARR, toujours par pure jalousie.

Qui lui a donné le titre de doyen de l'opposition? lui-meme
Dommage, nous halpulaars on est maudits

3.Posté par DIALLO le 18/11/2008 20:28
Mourtodo, rien son engagement éternel pour les langues nationales nous lui devons une reconnaissance et un respect., je ne vois pas pourquoi il serait jaloux de Messoud qui lui aussi avait trahi l'opposition pendant les élections présidentielles.
Entre lui et IBRAHIM ça se règlera ,c'est un malentendu que nous tous déplorons.Leur Amitié est plus forte que cette pourriture de politique Mauritanienne, ils se retrouveront bientôt INCHALLAH.
NON A L OUBLI

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