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Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

*Ousmane SARR, président
*Demba Niang, secrétaire général
*Secrétaire général Adjt; Demba Fall
*Alousseyni SY, Chargé des relations extérieures
*Mme Rougui Dia, trésorière
*Chargé de l’organisation Mariame Diop
*adjoint Ngolo Diarra
*Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication
*Chargé de mission Bathily Amadou Birama
Conseillers:
*Kane Harouna
*Hamdou Rabby SY










AVOMM

Nouveau gouvernement : fin de la crise politique ?


Nouveau gouvernement : fin de la crise politique ?
Fin du suspense en Mauritanie ! Deux semaines après la démission du gouvernement, menacé par une motion de censure, le Premier ministre Yahya ould Ahmed el Waghf - qui avait immédiatement été reconduit dans ses fonctions le 3 juillet - a formé mercredi soir sa nouvelle équipe. Il s’agit d’un gouvernement renouvelé pour moitié, avec un certain nombre de personnalités inconnues sur la scène politique mauritanienne.

Il aura fallu attendre le retour du président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, qui assistait à Paris au lancement de l’Union pour la Méditerranée, pour que soit mis fin au suspense et aux rumeurs. La composition officielle de la nouvelle équipe gouvernementale de Yahya ould Ahmed el Wahf a été dévoilée aux environs de 22 heures, heure locale, après une journée d’un ballet incessant de personnalités ministrables dans les couloirs de la Primature.

Malgré les vives critiques, le chef du gouvernement a choisi de maintenir près de la moitié de ses ministres. Après trois semaines d’une crise institutionnelle inédite - depuis l’élection en mars 2007 du président Abdallahi -, le gouvernement « el Waghf II » apparaît comme celui du compromis. « On retrouve à la fois des hommes proches du président et des hommes proches des généraux, comme à l’Hydraulique ou à l’Enseignement supérieur », détaillait hier soir un éditorialiste de la place. « C’est le gouvernement du moindre mal ! Il est fade, mais en même temps il n’est pas dans la provocation comme le précédent », résume le rédacteur en chef d’un quotidien local.

Retour sur un fiasco politique

Formé le 11 mai dernier, le premier gouvernement el Waghf aura réussi à attirer contre lui les foudres des députés et des sénateurs de la majorité. « Nous reprochons à cette équipe d’intégrer à la fois des personnalités qui incarnent la gabegie et la mauvaise gestion, mais aussi des membres de partis d’opposition qui n’ont pas soutenu le président Sidi au moment de l’élection », expliquait il y a quelques semaines Mustapha ould Abeiderrahmane, député du Renouveau démocratique, un parti de la majorité. Avec une quarantaine de députés, ce dernier avait participé à la fronde politique contre le gouvernement fin juin, en brandissant la menace d’une motion de censure.

Déposée, elle ne sera jamais votée, la démission « surprise » de l’équipe d’el Waghf clôturant finalement le premier round de la crise. « Placer à des postes clefs comme l’Intérieur, les Affaires étrangères ou encore le Pétrole des poids lourds de l’ancien système de Maaouya Sid’Ahmed Taya, c’était vraiment un très mauvais calcul politique, résume encore un journaliste, en évoquant le précédent gouvernement, les militaires qui ont fait le coup d’Etat de 2005 voulaient justement se débarrasser de ces personnalités et ils n’ont pas supporté que le président fasse appel à eux trois ans plus tard ! »

Interviewé sur les ondes de RFI lundi matin, le président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi avait démenti une quelconque crise de confiance entre lui et les militaires. Malgré cela, pour bon nombre d’observateurs, la tension de ce début d’été illustre bien une lutte d’influence au sommet de l’Etat. « Les généraux sont perçus par les Mauritaniens comme les vrais détenteurs du pouvoir », confie un universitaire.

Epilogue de la crise ou apaisement provisoire ?

En clair, que doit-on retenir de cette nouvelle équipe gouvernementale ? Il faut noter d’abord que tous les ministres désignés ces dernières semaines par l’opinion comme étant des « symboles de la gabegie » ont été remerciés. Ensuite, comme prévu, pas de trace dans cette nouvelle équipe des partis de l’opposition qui avaient fait leur entrée au gouvernement voici seulement deux mois, à savoir l’UFP (Union des forces de progrès) et les islamistes modérés de Tawassoul.

A signaler enfin l’absence du PRDR (Parti républicain pour la démocratie et le renouveau), l’un des partis de la majorité présidentielle, dont le président avait soutenu la motion de censure. « Nous avons toujours été marginalisés depuis l’élection de 2007, résume Sidi Mohamed ould Mohamed Vall, président du PRDR. Pour quelle raison ? Je l’ignore ! Mais en tant que deuxième force politique de la majorité représentée au parlement, il n’est pas normal que nous soyons une fois de plus exclus de ce gouvernement. »

Cette nouvelle équipe, « ni politique, ni technocrate », comme la définit un analyste, peut-elle aider le pays à sortir de la crise institutionnelle dans laquelle il baigne depuis trois semaines ? Les plus optimistes parle d’une « solution du moindre mal » et estiment que cette recherche du consensus devrait permettre d’apaiser les esprits. Mais les plus critiques relèvent déjà l’exclusion d’une partie de la classe politique traditionnelle, ce qui pourrait selon eux alimenter de nouveaux mécontentements. « Cette équipe comprend trop de personnalités inconnues du grand public. On ne sait pas ce qu’elles valent d’un point de vue strictement politique », déplore le rédacteur en chef d’un hebdomadaire mauritanien.

S’ils reconnaissent que certaines de leurs doléances ont été prises en compte, les députés frondeurs à l’initiative de la motion de censure du 30 juin, pourraient ne pas en rester là. Des concertations doivent être menées dès ce mercredi pour permettre à chacun de se positionner. « C’est vrai que nous avons été entendus sur la question des membres de la précédente équipe que nous souhaitions voir partir, reconnaît encore Mustapha ould Abeiderrahmane. Mais les nouveaux membres du gouvernement ont pour la plupart une expérience et une représentativité politiques limitées. » L’heure est aujourd’hui à l’analyse et à la réflexion. « Mais il n’est pas sûr que la volonté d’apaisement l’emporte sur l’envie d’en découdre », conclut un observateur étranger.



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Source: RFI
(M) avomm
Jeudi 17 Juillet 2008 - 02:57
Jeudi 17 Juillet 2008 - 03:01
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