Le bureau exécutif de l'AVOMM

"L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous." Jean-Paul Sartre

"L'Association d'aides aux veuves et aux orphelins de mauritanie (AVOMM) qui nous rassemble, a été créée le 25/12/95 à PARIS par d'ex-militaires mauritaniens ayant fui la terreur, l'oppression, la barbarie du colonel Mawiya o/ sid'ahmed Taya ......
Ces rescapés des geôles de ould Taya, et de l'arbitraire, décidèrent, pour ne jamais oublier ce qui leur est arrivé, pour garder aussi la mémoire des centaines de martyrs, de venir en aide aux veuves, aux orphelins mais aussi d'engager le combat contre l'impunité décrétée par le pouvoir de Mauritanie."
E-mail : avommavomm@yahoo.fr

Bureau exécutif

M. Amadou Bathily, président

Ousmane Abdoul Sarr, secrétaire général

M. Hamdou Rabby Sy, porte-parole

Mme Rougui Dia, trésorière

Chargé de l’organisation Ngolo Diarra

Commissaire au compte Mme Diop Marième

Mme Mireille Hamelin, chargée de la communication










AVOMM

Rendez-vous dans un mois par Ahmed Ould Cheikh


Rendez-vous dans un mois par  Ahmed Ould Cheikh
Les consultations avec l’Union Européenne ont finalement eu lieu. A Paris et non à Bruxelles comme prévu, à cause du calendrier chargé de Louis Michel, le commissaire européen à l’aide au développement. Tout un pays s’est donc déplacé à Paris parce qu’un fonctionnaire européen ne pouvait pas le faire.

Il était probablement occupé à fêter l’anniversaire de sa fille ou autre menu fretin. Pour lui, après tout, la Mauritanie ne nécessitait pas tout ce tapage. Son affaire pouvait être réglée, en moins de deux, pour passer à autre chose de plus «sérieux». Et effectivement, en moins de deux heures d’horloge, elle fut pliée. Louis Michel, qui avait peut-être mal dormi et qui était, à coup sûr, mal réveillé, en ce lundi 20 octobre, était sur les nerfs. Ses légendaires sautes d’humeur avaient pris le dessus sur sa capacité de discernement. Il avait certes le droit – et le devoir – de condamner le putsch du 6 août – pardon, la rectification! – et de demander le retour de la légalité, mais il pouvait le faire dans les formes. Sans s’énerver outre mesure. Ne dit-on pas que la colère est mauvaise conseillère? Surtout pour un diplomate.

Au cours de la conférence de presse, improvisée, qu’il tint, à l’issue de la réunion, il prit même à parti un membre de la délégation qui essayait, certes maladroitement, de le raisonner. Louis était dans un jour sans, comme diraient ses ‘’cousins’’ français. Le premier ministre et son équipe auraient dû demander le report de la réunion, le temps que l’homme aux deux prénoms retrouve son calme. Ou passe sa colère sur autre chose.

Résultat des courses : la junte mauritanienne, qui comptait beaucoup sur cet examen de passage, a été recalée. Elle pourra, toutefois, repasser la session dans un mois. A condition qu’elle fasse des «propositions concrètes» pour sortir de la crise. Tout est dans la nuance. Les européens, si l’on en croit Louis Michel (encore lui!), entendent par «propositions concrètes», le retour du président élu, à savoir Sidi. La fameuse «ligne rouge» pour les détenteurs en place du pouvoir mauritanien. Cela voudrait-il dire qu’on s’achemine, inéluctablement, vers la rupture? Une hypothèse d’autant plus plausible que les positions semblent inconciliables. Ould Abdel Aziz, qui tient les rênes du pouvoir – dans les coulisses, depuis le 03 août 2005, et dans les faits, depuis le 08 août dernier – semble faire très peu cas des menaces extérieures de sanctions et de représailles. Il comptait organiser, sous peu, des états généraux de la démocratie pour trouver une issue consensuelle à la crise. Mais, comme tout le monde risque de ne pas y assister, notamment le FNDD, il a décidé d’y surseoir, pour le moment.

En attendant une éclaircie qui tarde à venir, le ciel continue à s’assombrir dangereusement. Malgré la position de l’Espagne, qui s’est prononcée contre les sanctions et qui a décidé de poursuivre sa coopération avec la Mauritanie? Bonne stratégie que de mettre du baume au cœur de nos dirigeants et de les conforter dans l’idée qu’ils sont sur le «bon» chemin? Suffira-t-elle, par ailleurs, à lézarder un front européen, dont les principes de coopération ACP sont en jeu? Rien n’est moins sûr et il est plus probable que la position espagnole soit intégrée à une stratégie convenue de réserve. L’UE, certes moins solidaire que les Etats-Unis d’Amérique, a, tout de même, plus de capacités de persuasion sur le royaume hispanique que l’inverse… Il faut donc se préparer à de longs jours difficiles ; à moins que nos dirigeants, passés et présents, se rejoignent, enfin, dans une volonté commune pour la Mauritanie. Mais trente jours, un peu moins déjà, ça paraît bien court pour trouver une telle issue…


Ahmed Ould Cheikh



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Source: lecalame
(M) avomm
Mercredi 29 Octobre 2008 - 12:54
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